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Sirventès de l’anarchie

Laozi

Ni Dieu ni maître, disait le citoyen Blanqui
Et Dieu sait s’il avait raison
Mais en remplaçant Dieu par la Raison
On ne fait que changer de maître

Or il est des vérités interdites à la raison seule
Des vérités essentielles
Des vérités ineffables
Dont seule l’intuition mystique
Donne la pleine mesure

Il en va ainsi de l’anarchie
Qui est affirmation du multiple
De la diversité infinie des êtres
De leur capacité sans fin de composer
Un monde sans hiérarchies, sans domination
Fruit de l’association de puissances
Libres et autonomes

Il en va ainsi de l’anarchie
Qui est chaos aveugle des forces
Qui est rencontres et hasard
Fond indéfini indéterminé
D’où naît sans cesse l’infinité des êtres
Construction permanente et volontaire
De subjectivités nouvelles

Il en va ainsi de l’anarchie
Univers de l’infinitude des possibles
Affirmation dynamique d’agencements
Capables de libérer les individus
Capables de libérer les forces collectives
De leurs entraves
Et leur permettre d’aller
Jusqu’au bout d’eux-mêmes
Au delà de leurs limites

Proudhon Bellegarigue Dejacque
Avaient raison
Comme Laozi Zhuangzi
Anaximandre
Avant eux

L’anarchie c’est l’ordre
Le 道
L’ἀπείρων
L’étrange unité
Qui ne se dit que du multiple

Catégories :Montée de lait

Tagué:

Anne Archet

Héroïne sans emploi, pétroleuse nymphomane, Pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, poétesse de ses fesses, Gîtînoise terroriste (et menteuse, par dessus le marché). Si j'étais vous, je me méfierais, car elle mord jusqu'au sang.

52 réponses

  1. Et si la raison nous permettait encore plus de questionner les prémisses qui sont imprimés psychologiquement par le lavage de cerveau que l’on subit?

    Par contre, ce n’est pas une raison sans émotion, ni subjectivité, ni intuition qui va accomplir un tel questionnement.

    La raison pure nous réduit à l’automate bref, la raison pure n’est qu’un nouveau maître qui nous rend encore plus perméables aux autres maîtres.

    C’est généralement une bonne chose que de se servir de la raison, mais l’imagination et les concepts soi-disant « déraisonnables » constituent aussi (et possiblement encore plus!) des germes de l’insurrection.

  2. La seule raison qui nous fasse tort, c’est la raison d’Etat.
    Et comme nous aurions tort, si jamais nous n’en avions raison.

  3. Puisque Χάος Et Kόσμος
    Ne font qu’un
    En Hellespont comme au Tonkin
    Tout est metamorphose
    Rien ne se perd tout se transforme
    Pour peu qu’on ose
    Et tout prend forme
    道 du Χάος
    Χάος du 道
    Vive le Tao
    Vive le Chaos
    Vive le 道 du Χάος

  4. « Mais en remplaçant Dieu par la Raison
    On ne fait que changer de maître »

    Hmm, ceci n’est vrai qu’a partir du moment ou on leur rend un culte..

  5. Vous me décevez un peu. Combattre la raison et promouvoir «l’intuition mystique»…

    Pour quelqu’un qui cherchait noise aux autres (Moulin à paroles) en les sommant de se justifier par le menu et par le détail… Voilà maintenant que vous pratiquez la fuite vers les «vérités ineffables». Étrange.

    J’aime vos textes littéraires, vos longs prêches anarchistes me font sourire. Mais si maintenant vous tombez dans le prêchi-prêcha…

    Vous risquez de vous retrouver en mauvaise compagnie. Celle d’illuminés.

  6. @E-ma

    Il me semble qu’elle ne combat pas la raison, à proprement dit. Ce que j’ai compris, c’est qu’il ne faut pas élever la raison au rang de Dieu, telle une raison pure, sans émotion, ni subjectivité, ni intuition.

    @nicocerise

    « La raison comme la politesse contribue au conservatisme et à la domination de classe. »

    En aucun cas, le conservatisme et la domination de classe ne repose sur la raison. Ne pas confondre rigueur et rigorisme.

  7. Pur exercice de logique (de raison gardée):
    J’ai apprécié le texte d’Anne
    Emma pas
    Emma prévient Anne qu’avec de tels textes elle risque de s’attirer des illuminés
    Donc je suis un illuminé

    Voilà la raison – de la discorde

  8. Aussitôt que l’idée du Déluge se fut rassise,
    Un lièvre s’arrêta dans les sainfoins et les clochettes mouvantes et dit sa prière à l’arc-en-ciel à travers la toile de l’araignée.
    Oh ! les pierres précieuses qui se cachaient, − les fleurs qui regardaient déjà.
    Dans la grande rue sale les étals se dressèrent, et l’on tira les barques vers la mer étagée là-haut comme sur les gravures.
    Le sang coula, chez Barbe-Bleue, − aux abattoirs, − dans les cirques, où le sceau de Dieu blêmit les fenêtres. Le sang et le lait coulèrent.
    Les castors bâtirent. Les « mazagrans » fumèrent dans les estaminets.
    Dans la grande maison de vitres encore ruisselante les enfants en deuil regardèrent les merveilleuses images.
    Une porte claqua, et sur la place du hameau, l’enfant tourna ses bras, compris des girouettes et des coqs des clochers de partout, sous l’éclatante giboulée.
    Madame*** établit un piano dans les Alpes. La messe et les premières communions se célébrèrent aux cent mille autels de la cathédrale.
    Les caravanes partirent. Et le Splendide-Hôtel fut bâti dans le chaos de glaces et de nuit du pôle.
    Depuis lors, la Lune entendit les chacals piaulant par les déserts de thym, − et les églogues en sabots grognant dans le verger. Puis, dans la futaie violette, bourgeonnante, Eucharis me dit que c’était le printemps.
    − Sourds, étang, − Écume, roule sur le pont, et par dessus les bois; − draps noirs et orgues, − éclairs et tonnerres − montez et roulez; − Eaux et tristesses, montez et relevez les Déluges.
    Car depuis qu’ils se sont dissipés, − oh les pierres précieuses s’enfouissant, et les fleurs ouvertes ! − c’est un ennui ! et la Reine, la Sorcière qui allume sa braise dans le pot de terre, ne voudra jamais nous raconter ce qu’elle sait, et que nous ignorons.

    Les Illuminations, Arthur Rimbaud, 1873

  9. …J’ai vu beaucoup se battrent des machines mais je n’ai vu qu’à l’infini
    derrière
    les hommes qui les conduisaient.
    En face du peuple qui fait manger à ses chevaux, à ses bœufs et à ses ânes les dernières tonnes de morphine vraie qui peuvent lui rester pour la remplacer par des ersatz de fumée,
    j’aime mieux le peuple qui mange à même la terre le délire d’où il est né,
    je parle des Tarahumaras
    mangeant le Peyotl à même le sol
    pendant qu’il naît,
    et qui tue le soleil pour installer le royaume de la nuit noire,
    et qui crève la croix afin que les espaces de l’espace ne puissent plus jamais se rencontrer ni se croiser.

    C’est ainsi que vous allez entendre la danse du
    TUTUGURI »…

    Pour en finir avec le jugement de Dieu, Antonin Artaud, 1947

  10. @Ogur

    Problème de logique, ce n’est pas parce qu’une personne dans les commentaires dit qu’elle risque d’attirer les illuminés que tout ceux qui aiment le texte sont des illuminés. C’est sûr que si c’est ce genre de logique qui représente la raison, elle ne fera pas long feu.

  11. @ Emma
    Pourquoi qualifier  » ce que pratique  » Anne de  » fuite  » ?
    En quoi serait-ce une fuite ? Pourquoi ne serait-ce pas au contraire  » faire face  » a l’insondable, l’inconnu, l’innefable, ou simplement le constater….
    N’est-ce pas vous qui au contraire  » fuyez  » le fait que tout ne nous est pas accessible en ce monde par la raison, et que parfois justement tois nos beaux raisonnements sont avant tout bases sur une conviction profonde, ou plus simplement sur l’intuition, mystique ou pas…
    Une critique rigoureuse de la raison ne nous permet pas d’exclure, rationellement l’hypothese que nous nous basons une partie de notre savoir, non pas sur l’experience ni les probabilites mains bien sur l’intuition. Que vous croyez ou non a cette hypothese n’y changera strictement rien, car attendu qu’on ne peut prouver ni sa non-validite, ni sa validite, votre reponse sera dong basee sur votre croyance, sur un axiome, un dogme, ou votre intuition…en bref, sur l’innefable…

    Certains croient savoir, c’est en tout cas ce qu’ils croient, et ne veulent pas le savoir, savoir tout simplement qu’ils croient.

  12. @pm
    Le mot «fuite» : une façon de parler. Disons que je ne suivais plus. (Ou ne voulais plus suivre.)

    Bien sûr, nos convictions les plus profondes ont une origine viscérale.
    Je crois qu’on vient au monde réactionnaire ou anarchiste. Je ne prétends pas avoir découvert cette idée toute seule, si vous me laissez quelques heures, je citerai mes sources.
    Bien sûr, le culte de la raison n’est pas raisonnablement défendable.

    Mais…,
    Mais la politique, c’est le combat (je n’ai rien contre, je ne dis pas cela pour la condamner), l’argumentation, l’acuité du l’analyse. Ce que AA pratique bien, qu’importe que je sois d’accord ou pas avec elle.
    Les états mystiques ne se discutent pas : tout est dans tout, tout est égal, tout est vrai et tout coule de source. C’est l’acceptation globale, instantanée…

    Pour être brève et claire – à défaut d’être lumineuse :
    L’ineffable et la politique peuvent habiter sous le même toit, mais devraient faire chambre à part. Et ne pas répondre à la porte ensemble quand on sonne.
    En tout cas, éviter de former un couple du genre fusionnel.

    Par contre, si on me propose d’entrer en contact avec le «chaos aveugle des forces» en me joignant à une bacchanale, tout cela prendrait une allure qui me sourirait beaucoup plus…

  13. @ Simon Dor: c’est pas vrai! Vous m’en apprenez une bien bonne….

    @E-ma et PM: Le théoricien Debord citait volontiers Omar Khayyam:

    « Pour parler clairement et sans paraboles,
    Nous sommes les pièces du jeu que joue le Ciel ;
    On s’amuse avec nous sur l’échiquier de l’Etre,
    Et puis nous retournons, un par un, dans la boîte du Néant. »

    Bien à vous deux

  14. @ E-ma
    « L’ineffable et la politique peuvent habiter sous le même toit, mais devraient faire chambre à part. Et ne pas répondre à la porte ensemble quand on sonne.
    En tout cas, éviter de former un couple du genre fusionnel. »

    Pas si sur. Un exemple concret : La foi en l’homme, ou en l’Humanite.
    Cette mystique, car s’en est une, est, comme personne ne l’ignore, a la base de tres nombreux et tres importants courants politiques…
    Attendu qu’il s’agit d’une foi, elle releve pleinement de l’innefable, car rien ne la justifie rationellement.
    Si l’on en croit vos propos, vous condamneriez unanimement donc tous les courants politiques ayant foi en l’homme comme l ‘humanite, puisque qu’innefable et politique ne devraient jamais former un couple fusionnel…

  15. @ PM
    Avec l’ineffable en politique, on se retrouve vite avec des leaders inspirés qui commandent parce que «Dieu l’a dit», «Le Peuple le veut» ou «Le Parti en a décidé ainsi». Et ceux qui s’opposent à l’ineffable (moi, par exemple), ne sont que des impies, des traitres, des déviationnistes. Ou, pire, des tièdes. Mais que me chaut votre projet s’il me laisse froide, Monsieur – ou Madame.
    La foi en l’Homme? Mon Dieu (sic, simple tic verbal), j’ai l’impression que, depuis le Néolithique, nous avons dépassé de beaucoup notre niveau d’incompétence.
    Sur ce, je vais aller réchauffer les restes de la semaine pour préparer mon diner. :)

  16. Certes. Mais sans l’ineffable en politique, personne pour defendre Dreyfus, ni pour abolir l’esclavage ( puisque rentable !) , pour soutenir les republicains espagnols, que sais-je encore, ni meme personne pour plus simplement croire en la liberte, l’egalite, ou la fraternite… Comprenez-vous? : tous nos systemes politiques, des plus genereux aux plus odieux, ne sont bases QUE sur des croyances.

  17. @Ogur

    C’est quand même une critique de la raison que vous faites en la tournant en dérision. Alors que n’importe qui doué d’un peu de raison ne trouve pas votre raisonnement raisonnable. C’était juste pour dire que ça servait à rien de dire ça, finalement.

  18. @Simon Dor
    A votre tour vous vous faites excessivement rationnel pour m’imputer une intention qui n’était alors peut-être pas la mienne. Vous noterez que je répondais à E-ma et qu’en aucune manière je n’avais l’intention de me positionner dans ce débat. ça ne servait à rien qu’en savez-vous? Vous n’êtes ni à ma place ni à la place de celle à qui je m’adressais pour en juger.

  19. @Simon Dor
    Je vois mal pourquoi vous me prenez en grippe… J’ai simplement remarqué un fait accablant sur tous les forums: A 90% si l’on vous répond c’est pour vous prendre en défaut. A 50% on le fait de méchante façon.
    Rarement très rarement on acquiesce à votre propos et l’on ne cherche pas à le prolonger, à l’enrichir ou la nuancer de façon pacifique.

  20. Et pourtant le monde demeure bien ce qu’il est: les électeurs débiles se pressent en masse derrière des assassins. Alors on comprend assez mal devant un tel accord commun massif, sur des questions déterminantes, qu’il y ait perpétuellement des désaccords sur le net.
    J’ai résolu de fondre ces deux faits dans une théorie « la discipline de la haine »

  21. @Simon Dor

    C’est oublié et ne vous excusez pas. Mon ami Marc, notaire défroqué et clochard inoffensif, décédé en août dernier, victime de la barbarie des services de recouvrements, du piétinement et du sadisme par l’Etat, de la sauvagerie qu’il inculpe aux enfants de Cités laissés en déshérance, Marc me rappellait les propos de sa vieille mère, une bourgeoise véritablement éclairée: « ne t’excuse jamais ».
    Il y a très certainement mieux à faire: sonder les nuances et les couleurs du malentendu. Toute la tragédie est là qui est une source inépuisable de création.

  22. @gur
    @Ogur
    «C’est par le malentendu universel que tout le monde s’accorde. Car si, par malheur, on se comprenait on ne pourrait jamais s’accorder.»
    Charles Baudelaire

  23. Ma citation débraillée de ma situation face aux embrouilles de l’auteur A.A.
    Ah ! Ah !
    Y’a (beaucoup et toujours autant) d’ironie dans ce texte ci, non ?
     » la raison seule ne fait que changer de maître fruit de l’association de puissances ; Constructions permanentes et volontaires, libres et autonomes au delà des limites de l’anarchie : affirmation du multiple de la diversité infinie des êtres d’un monde sans hiérarchie…  »
    L’anarchie c’est l’ordre à l’étrange unité composés des multiples regards de la « raison » et de la « foi » de l’Homme ; HOMME : UN et INDIVISIBLE.
    Donc, semblerait-il : « sans Dieu ni Maître ». Autant dans sa raison que dans ses passions ; autant dans ses actions que dans sa déraison ; autant au temps que tant et plus… Et même « AUTAN » qui n’est qu’un vent (de gascogne).

    Enfin quoi ! Vous savez, ce que j’en dis, moi…

  24. E-ma et Pateric : « in girum nocte et consimumir igni »
    Je n’aime pas le ton de Pateric. ça sent le pitre de 14:59…

  25. Gesticuler un 21 septembre de l’année 2009, à 14:59, c’est passer outre Pascal, Chateaubriand, Khayyam (précité), A.A, Bach, Mozart, Coltrane … et virtuellement, c’est à dire très imparfaitement, ni vous ni moi n’y pourrons jamais rien.
    Je me suis laissé dire que Baudelaire s’accorder à beaucoup paraître en société et qu’il se jouait de Charles pour briller par Baudelaire. Je le tiens de Jules Vallès, lequel n’a pas supposé que cette attitude était un malentendu universel. Ce qui fait par bonheur qu’on se comprend mieux ainsi dit et qu’on ne pourra probablement s’accorder sur ce cas comme sur un autre….

  26. Gesticuler un 21 septembre de l’année 2009, à 14:59, c’est passer outre Pascal, Chateaubriand, Khayyam (précité), A.A, Bach, Mozart, Coltrane … et virtuellement, c’est à dire très imparfaitement, ni vous ni moi n’y pourrons jamais rien.
    Je me suis laissé dire que Baudelaire s’accordait à beaucoup paraître en société et qu’il se jouait de Charles pour briller par Baudelaire. Je le tiens de Jules Vallès, lequel n’a pas supposé que cette attitude était un malentendu universel. Ce qui fait par bonheur qu’on se comprend mieux ainsi dit et qu’on ne pourra probablement s’accorder sur ce cas comme sur un autre….

  27. @Ogur
    Copié-collé trop rapide : «In girum imus nocte et consumimur igni.»
    Mon attention est aussi folâtre qu’un papillon de nuit…

  28. l’anarchie, ça fait chier en fait.
    bon
    voilà.

    te lèche les joues…
    (espérant qu’elles soient fraiches et reviennent de sous la pluie)

  29. brigitte fontaine, c’est la vraie brigitte fontaine ???
    celle qui jette des sors à distance et chante sous la douche, ici ???

    brigitte, je t’aime!!!

  30. l’anarchie ne fait pas chier. de mémoire je me rappelle avoir lu que le mouvement anarchiste après la scission entre anarchisme et communisme datant du 19ème siècle, était à la base du rejet du système capitaliste qui se voudrait le seul valable aujourd’hui. et qui se donne toujours les moyens de justifier sa fin. son grand truc aujourd’hui c’est de dire « z’avez vu, les communistes se sont plantés, y’a eu les goulags et tout ça, la police de la pensée », etc.. et c’est vrai que ça a été le cas. mais le truc sous-entendu dans tout ça, c’est le cynisme d’un système qui se voudrait le seul possible.
    « cynisme », dans le mauvais sens du terme, s’entend. celui qui dit « marche ou crève », ou « les faibles périront, les inaptes », etc..
    me souviens aussi que les anarchistes ont voulu redonner au peuple la terre qui appartenait aux grands propriétaires, et que sur cette terre, ils désiraient batir une société plus égalitaire, et pas basée sur le profit à tout prix, qui tue. production à outrance, manger, manger, manger!!!
    qu’est ce que tu veux que je te dise ? tu disais, « les flics ont gagné », dans un post précédent. les flics, ils sont là pour permettre que le système en place garde son monopole sur à peu près tout!! et les médias officiels sont la pour dire « on a besoin de flics sinon ça pète grave de partout », ce qui est le cas aussi… la terreur. la peur.
    alors l’alternative c’est quoi ? parasiter le système en créant ses propres champs de productions parallèles. y’a déjà eu des essais dans ce sens, non ? ben faut continuer, je crois.
    et la propagande anarchiste, communiste, égalitaire ???
    chuis pas doué pour ça. j’ai horreur de dire aux gens ce qu’ils doivent faire, comme j’aime pas qu’on me dise ce qui est bien ou mal… tsstsstss!! avec un couteau sous la gorge, on réagit pas pareil. chuis misanthrope, vais pas monter sur un tonneau et appeler les gens à l’amour, la fraternité!! chuis un handicapé social!! j’aime pas le désordre et la merde, ça me rend nerveux et dingue.. alors j’ai l’air d’un con en disant « il faut travailler son jardin » comme candide à la fin du bouquin ?
    je veux pas accumuler les richesses, ou ce genre de conneries, j’aimerais un monde ou règne la paix, ou les gens ne crèvent pas de faim, et ne se font pas enculer par des patrons qui leur bouffent leurs vies au nom de la production à tous prix. et alors ça passerait par quoi ?
    ben déjà, virer le superflu, un travail de réflexion sur soi-même, comment être, comment vivre, quelles aspirations… la sexualité, la spiritualité, le rapport à la nature, une réflexion sur les besoins réels de l’individu. tu vois, mac comber, il s’est barré en vélo et a fait le tour de l’europe pour que dalle niveau budget. on pourrait tomber dans le piège de dire « hahaha! encore un attardé de hippie illuminé qui veut combattre le système en pédalant dans sa choucroute idéaliste, hahaha!! », ben ça, ça serait tomber dans l’attitude cynique du média omnipotent et autosatisfait, le gros ogre qui a bien mangé et regarde les petites fourmis s’activer en se sentant tellement connaissant des vérités humaines… du fonctionnement inéluctable des sociétés..
    l’anarchisme, ce serait un chaos qui apprendrait à se recentrer, pour moi, aujourd’hui, qui aurait pris en maturité. concrètement, une manière de vivre et de produire. c’est le coeur du débat, il me semble. comment produire, et pourquoi. pourquoi et comment vivre, tout simplement.
    le truc du système, c’est de te faire croire que t’as pas le choix, que s’y tu n’adhères pas à sa logique, tu seras bon pour la poubelle.
    l’anarchisme, aujourd’hui, son rôle, ça serait de donner des solutions concrètes à ce faux rapport qui existe entre les choix de vie proposés par le système capitaliste, soi-disant les seuls valables.
    je le vois comme ça. écolo sur les bords, et même plutôt, le plus possible. mais je sais aussi que depuis peu, plus de la moitié de la population mondiale vit en ville. qu’il y a des caméras à chaque coins de rues, que l’homme de demain tend à devenir de plus en plus paranoïaque et individualiste… alors comment en sortir, hein ?
    voilà. l’impression d’avoir « refait le monde », comme c’est la coutume à la fin des repas de famille bien arrosés, et après lesquels tout le monde repart à son petit train-train et oublie.
    c’est de l’utopie, tout ça, on avait bu, hahaha!
    ben au moins, j’aurai répété, comme george bataille.
    quand à la crédibilité de la chose, ben voilà. c’est tout.
    il faut FAIRE, et arrêter de causer. moi, je suis tout seul dans mon coin de campagne, au milieu d’un lotissement bourgeois. j’aime pas vraiment ces barraques qui ont un côté obscène. je mange.
    j’aimerais bien construire quelque chose qui ressemble à ce que je viens d’exposer. planter un jardin. et la porte de la maison ouverte ??
    faut pas voir peur de la mort. pas avoir peur. faut être fidéle, fort.
    faut AIMER. j’ai dit beaucoup de conneries, et j’en ai fait à la toque…
    me donne le choix. la vie plutôt que la mort. je suis pas grand chose.
    en taillant le lierre ce matin, j’aurais dû faire une prière, parce que je le tuais, pour pas qu’il mange les murs.

  31. puis « dantec pue du bec », je crois que c’est vite dit, aussi.
    pour abbréger, on dira qu’y a aussi du fanatisme anti-fanatique, dans la société, et qu’une fois, je m’étais fait traiter de raciste parce que j’avais dit que je n’écoutais pas de rap.
    mais si je dis que j’aime bien le rap, aussi, des fois, on va me sortir que j’ai retourné ma veste, ce qui est aussi le cas quelque part, mais disons que j’aime aussi les bons samples, des fois. c’est énergique, quoi. ça file la pêche pour aller faire les courses.
    j’ai jamais brulé de voiture, mais la fois ou j’avais écrit un truc avec une citation du coran chez maurice, qui disait en gros « faut pas dire les conneries que tu dis quand t’as bu, parce que tu sais pas ce que tu dis, et plutôt attendre d’avoir pas bu pour dire des choses », ben ce que j’en pensais à la fin, c’est que j’avais pas bu, mais que c’était pas pour ça que je disais pas de conneries. et on a le droit de rire, parce que même à auzschwitz les gens rigolaient, si tu veux.
    et là, j’ai pas bu. j’ai avalé un café avec des biscottes, c’est tout.
    et mon vrai nom, c’est PIRE de Nice, pas Brice. et Dantec il pue pas du bec vu qu’il est une publicité pour du dentifrice. et donc, c’est pas possible. voilà.
    et l’anarchie, ça fait chier, DES FOIS, pas tout le temps.
    en gros. et là, je m’en vais travailler. avant la Guerre. pas pour le profit, hein. pour la santé. (pas la prison, nan, la santé du corps et de l’esprit. comme si j’étais un pompier à vélo qui grimpait les marches du world trade center en fumant des joints remplis de petites dynamites miniatures. avec un sac noir sur le dos. et une trousse à pharmacie remplie de médicaments contre la grippe GhttPzXXX.)

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