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De la viande pour le Moulin

Le moulin à viande

La controverse au sujet du Moulin à paroles est si provinciale — non, paroissiale — qu’elle ne peut provoquer autre réaction que des ricanements cyniques. Y’a-t-il dans le monde un autre endroit que le Québec où la lecture publique appréhendée d’un texte qui date de presque quarante ans déclenche autant de panique?

(Vous me répondrez qu’en Arabie Saoudite ou en Chine ce genre de truc vous mène directement en prison, mais je vous ferai remarquer que les autorités le font sans panique aucune.)

Les organisateurs de l’événement répondent à leurs détracteurs que le manifeste du FLQ fait partie de l’histoire et doit être reçu comme tel. Je suis d’accord, mais je trouve qu’on devrait aller au bout de cette logique et lire d’autres textes qui complètent le tableau et donnent une vision plus exacte de l’histoire de notre province pays en devenir foyer national des Canadiens français colonie en marche vers sa libération ghetto folklorique en voie d’assimilation lieu de résidence.

Je croise donc les doigts dans l’espoir que les textes qui suivent se trouveront dans la liste qui sera rendue publique demain:

L’appel du sang par le chef fasciste et antisémite Adrien Arcand (1899-1967), le délire habituel des zélotes de la pureté de la race;

Le suffrage féminin, une série d’articles par Henri Bourassa (1868-1952), héros national et misogyne hardcore;

Pour la patrie, un roman d’anticipation du journaliste ultramontain Jules-Paul Tardivel (1851-1905) qui décrit un hypothétique Québec indépendant devenu une théocratie ultra-catho tout à fait intégriste;

L’infiltration gauchiste au Canada français par Robert Rumilly (1897-1983), qui considérait que les catholiques trop mollement fanatiques pavaient la voie à la bolchévisation de la province;

Pour le parti prolétarien, par «l’équipe du journal En lutte !» — en réalité l’ex-felquiste Charles Gagnon (1939-2005), converti au maoïsme et au fédéralisme — un texte qui a lancé l’aventure tragi-comique des ML au Québec.

Évidemment, ces textes vont à l’encontre de la vision d’un Québec moderne, pluraliste, tolérant, social-démocrate, ouvert sur le monde qui marche depuis deux cent cinquante ans vers son indépendance. Mais comme les organisateurs du Moulin à paroles l’ont dit, ils font partie de l’histoire et doivent être reçus comme tels — comme faisant partie de notre mauvaise conscience collective.

Oh, et j’ajouterais, pour faire contrepoids, La Transformation continuelle de Paul-Émile Borduas, la premier jet de Refus Global (qui sera très certainement lu) qui est plus explicitement anarchiste que la version finale — un fait qu’on oublie généralement de mentionner lorsqu’on célèbre le manifeste des automatistes comme «l’annonciateur de l’entrée du Québec dans la modernité».

On a la modernité (et la mémoire) très sélective, dans notre coin d’Amérique du Nord.

Catégories :Grognements cyniques

Tagué:

Anne Archet

Héroïne sans emploi, pétroleuse nymphomane, Pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, poétesse de ses fesses, Gîtînoise terroriste (et menteuse, par dessus le marché). Si j'étais vous, je me méfierais, car elle mord jusqu'au sang.

41 réponses

  1. Tardivel… Pouahahaha! Je n’ai pas encore lu son roman d’anticipation, mais je m’y mets tout de suite.

    J’ajouterais à ces textes les correspondances de Louis-Joseph Papineau, dans lesquelles il défend le droit des esclavagistes.

  2. Comme je le mentionnais au Mouton Marron, ce genre de « tirage dans le pied » de la part des nationaleux étatistes ne rend pas le projet séparatiste sympathique aux yeux des anars. Mais de là à amalgamer les séparatistes à ces nazillons totalitaires, il ne faut pas exagérer! Évidemment, les fédéraleux ne s’en gêneront pas: eux qui dépeignent les séparatistes comme des terroristes alors que les autorités cacanadian agissent en terroristes en Afghanistan.

    D’ailleurs, je suggère aussi la lecture de la Loi sur les mesures de guerre, utilisée par les fédéraleux pour restreindre les droits civils des méchants séparatistes lors de la Crise d’Octobre.

    L’idée de la Transformation Continuelle est excellente! :)

  3. En passant, le seul du lot qui prônait l’indépendance du Québec est Tardivel. Alors parler d’amalgame…

    Ce que je voulais dire, c’est que l’événement est idéologiquement orienté et que c’est un peu hypocrite de se cacher derrière l’histoire comme savoir objectif pour justifier ses choix subjectifs.

    D’ailleurs, l’histoire est une question de sélection, ce qui fait d’elle la «science» la moins objective d’entre toutes.

  4. @ Anne

    « Ce que je voulais dire, c’est que l’événement est idéologiquement orienté et que c’est un peu hypocrite de se cacher derrière l’histoire comme savoir objectif pour justifier ses choix subjectifs. »

    Votre intention était claire ! Enfin, peut-être pas pour tous…

    « l’histoire est une question de sélection, ce qui fait d’elle la «science» la moins objective d’entre toutes »

    Sans nier la pertinence de cette affirmation, je crois que la compétition entre les sciences humaines et sociales pour trouver la moins objective peut être assez forte. Par exemple, la «science» économique se démarque aussi assez bien de ce côté là. Keynes n’est pas enseigné dans bien des universités américaines (comme, bien sûr, celle de Chicago), tandis que les libertariens se plaindront sûrement que l’école autrichienne ne l’est pas suffisamment au Québec. Et toutes les écoles s’affrontent pour trouver laquelle explique le mieux (ou le moins bien !) le monde réel…

  5. Chère Anne,

    L’inconvénient des commentaires de cette sorte est de tout mettre à plat sans perspective. Tout devient égal et n’importe quoi annule tout ce qu’on voudra. Il y aura toujours un vieux texte facho, raciste et/ou catholico-fanatico-etc. qu’on pourra sortir des archives en clamant tenir le document compromettant qui établi de façon claire et définitive que, etc.

    Mais les organisateurs du Moulin à paroles ne se réclament pas de ces textes – ni non plus la majorité des Québécois.

    Toute mémoire est sélective et teintée d’un zeste de mauvaise foi. La mienne, de mauvaise foi, te répondra ceci : inutile de tenter de me culpabiliser en me rappelant qu’un Québécois aurait tenu en 1927 ou en 1942 des propos fascistes. Des fascistes, il y en a eu partout, mais ce n’est pas ici qu’ils prospèrent et pullulent le plus.

    Ceci dit, ces grands Moulins qui se prennent pour des don Quichotte me laisse sceptique, moi aussi. Mais les organisateurs de l’évènement ont le droit de choisir de qui ils se réclament et de qui ils ne se réclament pas.

    Mon scepticisme me permettra quand même de conclure (avec une parfaite mauvaise foi) que, finalement, je suis de ton côté, chère Anne.

  6. Voilà le noeud du problème. Ils ont choisi ce texte et ce choix n’est pas anodin. Ils doivent donc justifier leur choix autrement qu’en disant que « ça fait partie de l’histoire » parce qu’après tout, le mode d’emploi pour monter ma table IKEA fait aussi partie de l’histoire (et je doute qu’il fasse partie de la sélection).

    TOUT le monde dans ce débat fait de la très mauvaise histoire, sous couvert d’objectivité. Et ça, ça me pompe magistralement l’air.

    Les Québécois ont une vision très simpliste de leur passé. Ils ne sont pas les seuls, mais la fameuse question nationale a fait en sorte que l’histoire est un sujet de discorde publique, ce qui fait qu’on préfère s’en tenir à des clichés et des images saintes plutôt que d’essayer de la comprendre. En résulte des polémiques pitoyables comme celle que l’on observe depuis quelques jours.

  7. « La controverse au sujet du Moulin à paroles est si provinciale — non, paroissiale  »

    Un peu comme dans une chanson très folklorique de notre palmarès Québecois francophone canadien français d’expression française française d’Amérique du Nord français Colin a une poule: Tout le monde venu y tremper son pain.

    Donc immanquable que quand Anne Archet doit en parler, c’est vraiment parce que toute la christi de blogosphère québecoise en parle:

    Pris du lien: http://www.youtube.com/watch?v=kOjVeg9tadI

  8. @David,

    « D’ailleurs, je suggère aussi la lecture de la Loi sur les mesures de guerre, utilisée par les fédéraleux pour restreindre les droits civils des méchants séparatistes lors de la Crise d’Octobre. »

    Two wrongs don’t make a right David, c’est connu. Si tu me sacres une baffe et que je t’en resacre une, je ne suis pas plus intelligent que toi, je suis aussi coupable que toi.

    Et si le Québec était indépendant, les chances sont que, malgré tous les beaux voeux pieux du mouvement anarchiste, il y ait une belle armée étatiste tout comme celle qui substiterait encore dans sa contrepartie canadienne.

    Ceci étant dit, je suis bien d’accord sur les fondements sauf que tant que le carburant principal du séparatisme reste le nationalisme, le problème restera entier.

    Depuis que vous avez si bien fait la pédagogie des distinctions importantes entre séparatisme et nationalisme, je m’évertue à éduquer qui je peux de bien distinguer les deux. Or, les gens, autant fédéralistes que séparatistes continuent encore de mélanger tout cela comme on mélange chiens et chats ensemble et ça vient franchement énervant d’avoir à constamment retaper la même chose à chaque fois.

  9. @AA,

    « parce qu’après tout, le mode d’emploi pour monter ma table IKEA fait aussi partie de l’histoire (et je doute qu’il fasse partie de la sélection). »

    Quoi qu’en frais d’humour absurde, je trouverais cela succulent après une bonne dizaine de petites molles frettes.

    Surtout si on prend le texte en suédois.

    Ça me fait penser, je rêve d’un moulin à paroles où l’on y parlerait que des langues et des dialectes super rares et inconnus du grand public. Question de clore le débat stupide anglais-français une fois pour toute.

    Comme disait Plume: Fourrons pour un Québec grec.

  10. Huxley disait « Le fait que les hommes tirent peu de profit des leçons de l’Histoire est la leçon la plus importante que l’Histoire nous enseigne »… Nacht und n….

  11. Pas d’accord cette fois Anne…le manifeste est historique dans le sens où il fait parti de l’histoire du Québec, les documents que vous citez n’ont eu que peu d’emprise et d’influence il me semble.

  12. Un ami très cher me disait (on comprendra aisément qu’il n’exerce pas la profession de conseiller matrimonial) qu’il y a deux sortes de malentendus : celui qui précède le dialogue (type I) et celui qui s’installe pendant le dialogue (type II).

    La plupart de ceux qui somment les G.O. du Moulin à parlotte de se justifier ne rêvent que d’une chose, les entendre dire : «C’est vrai, nous sommes des crottés, descendants de crottés facho-catholico-etc., et racistes à part de ça. Et une hérédité aussi lourde, vous savez, on n’y échappe pas.»

    Alors, je les approuve de camper sur leurs positions et d’en rester au malentendu du type I.

    Sur ce, je vous quitte avant que le dialogue prenne et que tout le monde s’arrache les yeux.

    PS – De toute façon, qui possède assez l’histoire du Qc pour connaître ne serait-ce que de nom les auteurs cités par A.A. ?

  13. Ces texte sont ni plus ni moins anecdotiques que le manifeste du FLQ. Il y a une différence entre « célèbre » et « influent »; à tout prendre, les articles de Bourassa sur le vote des femmes a eu un impact beaucoup plus durable que le truc du FLQ.

    Je n’ai rien contre le fait qu’on lise ce texte au n’importe quel autre. J’en ai contre le fait qu’on fasse passer une sélection subjective et idéologiquement orientée pour un recension neutre de l’histoire du Québec — d’abord parce que c’est malhonnête, ensuite parce que la recension neutre de l’histoire, ça n’existe pas.

  14. Anne mais le manifeste est quelque chose de beaucoup plus concret pour une bonne partie de la population….il a une saveur très populaire et encore très vivante.

    Mes parents l’ont eu en leur possession, ils auraient pu aller en prison pour ça….je sais pas mais même pour moi, c’est haut en symbolisme et en couleur…

    Cela dit, n’importe quel choix de textes restera toujours un brin subjectif de toute façon….

    Et il y a un au moins un texte déjà d’inclus sur le vote des femmes….

  15. En octobre 1970, la légende raconte qu’un homme a été arrêt parce qu’on a trouvé un livre sur le cubisme dans son appartement; les flics pensaient que ça parlait de Cuba.

    Les organisateurs du Moulin ont un vision particulière de l’histoire du Québec: celle d’un peuple en marche pour son indépendance. C’est une vision qui en vaut une autre, même si elle est un brin téléologique. Mais qu’ils le disent, bordel! Ils auraient dû dire: « nous avons inclus le manifeste du FLQ car il représente selon nous un épisode de la libération nationales des Québécois, même si selon nous le texte est maintenant daté et que nous condamnons l’usage de la violence ». Ça, ça aurait été honnête. Mais non, ça « fait partie de l’histoire », tout simplement. Adrien Arcand fait partie aussi de l’histoire; si on suit cette logique, il devrait aussi y être.

    L’histoire a bon dos, surtout au Québec où on la connaît si peu.

  16. Euh, il me semble que Le moulin à paroles n’est pas un cours d’histoire, mais un happening d’artistes. C’est du théatre!

    Vos réticences me semblent alors du même ordre que celle du ministre Hamad.

    P.S. Le québécois n’est pas plus ni moins conneusseur de son histoire que le Suédois ou le Malgache.

  17. C’est du théâtre engagé à référence historique — donc, c’est la même chose.

    Mes réticences ne sont pas les mêmes que celles de Hamad parce que moi, la mort d’homme, ça ne m’impressionne pas du tout. Le FLQ non plus, ni son manifeste. Ce qui me choque, ce n’est pas qu’on lise le manifeste mais la façon pleutre qu’on justifie sa lecture.

    Et oui, les Québécois connaissent beaucoup moins leur histoire que les Suédois et les Malgache — ce n’est pas leur faute, personne n’a le courage de leur enseigner.

  18.  » Ce qui me choque, ce n’est pas qu’on lise le manifeste mais la façon pleutre qu’on justifie sa lecture »

    Ce qui est une raison encore plus obscure que l’opposition du ministre, à mon avis.

    Votre billet finalement n’a d’autre finalité que d’affirmer que le québécois moyen est le plus crétin des peulples concernant son histoire.

    Cela se discute.

  19. Être ignorant, ce n’est pas la même chose que d’être crétin.

    Le Québécois moyen, passe encore; son ignorance est souhaitée et entretenue. C’est celle de ses élites autoproclamée qui est choquante.

    On assistait avec cette polémique à la confrontation de deux mythes fondateurs du Québec, se basant sur deux corpus de textes distincts pour se légitimer. Le problème à mon humble avis est que la réalité est bien plus complexe et que toute cette histoire illustre bien la difficulté que nous avons ici d’appréhender notre passé hors du binôme souverainiste/fédéraliste.

  20. Sans connaître la teneur de ces textes et sans connaître davantage Qc, je suis évidemment porté à me ranger au côté d’Anne. Sa présentation et ses arguments sont bien plus convainquants que ceux de ses contradicteurs, chez lesquels je relève essentiellement des lieux communs qui courrent également par chez nous, en France. Ces lieux communs ont de toute évidence étaient fabriqués par le pouvoir…

  21. J’ajouterais que le manifeste est assez d’actualité, il contient beaucoup de passages sur la lutte des classes, riches-pauvres. Cette lutte est ravivée par la crise économique actuelle, alors ça fait suer du monde comme lecture.

  22. Quelle crise? Elle n’est tombée du ciel cette crise n’est-ce pas? On a généralement tort d’employer des mots qui sont de la fabrication des despotes surtout quand ils désignent des fléaux également fabriqués par les despotes.

  23.  » * Sébastien Ricard

    « Nous avons imaginé ce spectacle sans musique, sans orchestre, sans show-business. Un spectacle consacré à la parole, aux mots dits qui construisent le long récit de notre présence en Amérique : une narration indissociable de notre charpente, de notre être tout entier et sans laquelle il n’est pas de suite envisageable. »  »

    Etant tout a fait ignoeant pour ma part des mythes qui animent le national-populisme version outre Atlantique, mais ayant tout de meme la capacite d’entendre le francois, j’aimerais que l’on m’explique ce que signifie en quebequois:

    1)Un spectacle sans « Sans show-business » ou l’on s’adresse ala generosite des donataires … ( show=spectacle !) ( business=business)
    2)Le recit de « notre » longue presence en Amerique… Qui est « notre »
    L’auteur ??? Sa voisine ? Sa blonde ? Son cheum ? Son chien ? Depuis combien de temps vivent-ils en Amerique???
    3) »une narration indissociable de notre charpente, de notre être tout entier » Ben voyons, la narration de Mr Sebastien est indissociable de l’existence de tout un chacun….
    4) »Et sans laquelle il n’est pas de suite envisageable »
    La totale, ma narration ou la mort !

    …………………..!

  24. J’ai utilise le terme « national-populisme « , le trait est un peu ose je l’admets, je pense qu’en termes d’etudes des masses, « demago-nombrilisme » est en fait plus adapte. Ou un hybride des deux locutions…
    En tout cas, ne retirons pas a Sebastien Ricard le merite de savoir prendre la temperature du Quebecquois par la ou il sied de le le faire, suivez ley de pres ce garcon, une longue carriere s’annonce, et il ira loin tres loin, vu ses talents d’acteurs, de metteur en scene et de politicien…

  25. « En passant, le seul du lot qui prônait l’indépendance du Québec est Tardivel. Alors parler d’amalgame… »

    D’accord, j’ai volontairement tendu une perche pour que tu me rassures, chère Anne! ;) Ça me va encore mieux maintenant. En effet, il y a de l’hypocrisie là-dedans.

    Tout de même, certains autres seraient probablement des nationaleux séparatistes présentement.

    « Ce que je voulais dire, c’est que l’événement est idéologiquement orienté et que c’est un peu hypocrite de se cacher derrière l’histoire comme savoir objectif pour justifier ses choix subjectifs. »

    Absolument d’accord!

    D’ailleurs, l’histoire est une question de sélection, ce qui fait d’elle la «science» la moins objective d’entre toutes.

    Science? Où ça? ;)

  26. « Et oui, les Québécois connaissent beaucoup moins leur histoire que les Suédois et les Malgache — ce n’est pas leur faute, personne n’a le courage de leur enseigner. »

    D’ailleurs, le comportement du PCul dans ce domaine me laisse songeur… À la limite, je comprends mieux les libéraux d’agir ainsi.

    J’ai l’impression que les étatistes de tout acabit, séparatistes ou pas, préfèrent l’ignorance historique.

    Mais que voulez-vous, il faut dire aussi qu’on préfère des profs d’histoire serviles, expérimentés et moins compétents que le contraire, vulgate syndicaleuse de l’ancienneté oblige!

  27. @Tym Machine

    « Et si le Québec était indépendant, les chances sont que, malgré tous les beaux voeux pieux du mouvement anarchiste, il y ait une belle armée étatiste tout comme celle qui substiterait encore dans sa contrepartie canadienne. »

    Oui, mais elle prendrait moins de place.

    D’accord avec le reste.

  28. Putain que je n’ai jamais été aussi d’accord que sur ce texte d’Anne !

    Et je trouvais paradoxal qu’ils lisent le Refus Global, texte quasi-anarchiste qui va totalement à l’encontre du manifeste du FLQ, texte puéril.

    Ces gens n’ont rien compris…

  29. David Gendron a dit: « Ces personnes existent mais ils ne peuvent pas enseigner pas dans les écoles. »

    Je termine ma maîtrise au printemps prochain. On va bien voir…

    Ça m’énerve d’entendre les organisateurs/trices prétendre qu’ils commémorent l’histoire. C’est pas l’histoire, ça, ce sont juste des textes, lus souvent partiellement et à peine contextualisés. C’est un évènement littéraire, pas historien.

    De toute façon, tout historien rigoureux et toute historienne rigoureuse explicite ses biais à l’avance.

  30. Mais non, ils ont TOUT compris ( service et taxes incluses ).

    Le business moderne c’est :
    1) etre en phase avec le peuple…
    2) lui donner des lecons, des cours d’histoire…
    3) lui parler de l’insurrection altermondialiste ou/et nationale….
    4) appeler ca de l’art et/ou de la culture….

    et surtout :
    5) encaisser les dons…
    6) encaisser les subventions federales et ou/et locales…
    7) etre sponsorise par des multinationales anglo-americaines de preference…

    Et ca roule, il n’y a plus qu’a creer l’evenement… Et plus on en parle, et mieux c’est…. C’est beau l’idealisme ! Et en plus : ca rapporte..

  31. Et PM a parfaitement compris. J’ajouterai un 8ème point qui n’est pas pour désintéresser les sponsors
    8) semer le plus grande confusion dans les esprits/

    Emballé c’est pesé. Cliquetis de la monnaie

  32. 8) semer le plus grande confusion dans les esprits

    Cela va de soi, meme pas necessaire d’en rajouter…

    Le pire, c’est que cette gueguerre dont profitent magistralement autant federalistes que souverainistes et tous leurs valets affaires a la propagande culturelle occulte tout simplement tout autre developpement, par exemple vers un anti-centralisme et anti-regionalisme ( Ni Ottawa, Ni Montreal, ni ou que ce soit )…

  33. « … l’histoire est une question de sélection, ce qui fait d’elle la «science» la moins objective d’entre toutes. »

    A tout prendre : définition de l’histoire pour définition, je préfère « sciento-ironiquement » utiliser, de loin, celle de Cervantes :
    Histoire = Industrie. Et donc, « Industrie = Commerce »
    Prologue du Don Quichotte…

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