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De la servitude moderne

Un film de Jean-François Brient, à saveur post-situ, à ignorer sous aucun prétexte.

Catégories :Accès de rage

Anne Archet

Héroïne sans emploi, pétroleuse nymphomane, Pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, poétesse de ses fesses, Gîtînoise terroriste (et menteuse, par dessus le marché). Si j'étais vous, je me méfierais, car elle mord jusqu'au sang.

53 réponses

  1. Je ne suis pas convaincu de ce qu’il dit par rapport au manque de conscience de la population par rapport à leur exploitation. Je crois que la plupart des gens s’en rendent compte, c’est juste qu’ils ne savent pas quoi faire pour que les choses changent.

  2. Pas d’accord. Quand les capitalistes prétendent que le profit, la propriété et le travail ne sont pas de l’exploitation, ils n’ont pas conscience de ce qu’ils subissent!

    Idem pour les étatistes en général, par rapport à l’impôt, lui aussi une forme d’exploitation.

    Ah, peut-être que je suis trop négatif!

  3. Lui même nuance ses propos dans la deuxième partie du film en disant que les gens ne connaissent pas d’alternative au capitalisme, ce qui rejoins davantage ma pensée. Je suppose qu’on peut débattre de la question, car il ne doit pas y avoir beaucoup de sondages d’opinion par rapport à l’idée que se font les gens par rapport au système.

  4. Alors, j’aimerais bien rencontrer ces nombreux anti-capitalistes, ces nombreux anti-travail et ces nombreux anti-profits, comme ça, je pourrais me former un harem volontaire rempli de dames intéressantes! ;)

    « Lui même nuance ses propos dans la deuxième partie du film en disant que les gens ne connaissent pas d’alternative au capitalisme »

    Ils ne le connaissent pas parce qu’ils ne peuvent pas l’imaginer!

  5. J’ai pas vu le film, je me contente de sa version texte. Je lis ceci.

    « Contrairement aux esclaves de l’Antiquité, aux serfs du Moyen-âge ou aux ouvriers des premières révolutions industrielles, nous sommes aujourd’hui devant une classe totalement asservie mais qui ne le sait pas ou plutôt qui ne veut pas le savoir. Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. Ils acceptent sans discuter la vie pitoyable que l’on a construite pour eux. Le renoncement et la résignation sont la source de leur malheur. »

    Sidérant de constater que l’auteur ne puissent voir la différence de vie entre un esclave du temps des romains et disons un gars de la construction d’aujourd’hui dans nos sociétés occidentales. Disons que cela augure mal pour le reste du pamphlet.

    Faut-il vraiment lui faire remarquer que contrairement a l’esclave, le gars de la construction insatisfait peut librement changer de voie. Aller s’instruire ailleurs si bon lui semble, faire des films, bref changer de vie.

    En fait j’ai débarqué drette-là, dès le chapitre 2 intitulé « La servitude humaine ».

    J’ai pas lu le reste, tellement son raisonnement me semblais ridicule et faux au départ.

    Vous adhérez vraiment à cette vision du monde?

  6. Ce qui est drôle, c’est que ce dernier commentaire confirme la thèse de Brient: refus de voir et d’admettre l’exploitation, l’aliénation et la domination.

    Si tous pouvaient faire comme bon leur semble, changer de vie et faire des films, la société moderne se serait écroulée depuis longtemps. Cette société est aussi — voir plus — inégalitaire et liberticide que les sociétés antiques, mais elle est beaucoup plus efficace pour assurer sa domination car elle repose sur un mythe hautement performant: celui du progrès, de la démocratie, des droits et du libéralisme.

  7. Ah bon, faut croire qu’il ne convient que des convaincus alors. Comme bien d’autre pamphlet d’ailleurs.

    Parce que faire plus liberticide que l’esclavage antique, franchement je ne vois pas.

    Pour ce qui est ce votre allusion au progrès, à la démocratie et aux droits, si pour vous ce sont des mythes, je conseille vivement de voyager un peu.

  8. Continuons sur le même thème.

    Ce qui est drôle, c’est que ce sont toujours les gens les moins conscients des dispositifs de pouvoir qui nous oppriment qui me conseillent de lire et de voyager.

    Vous savez ce que c’est, un mythe?

    Entre le bas empire romain et l’Amérique du Nord du XXIe siècle, vous savez où la promotion sociale était la plus fréquente?

    Tenez, je vous invite moi aussi à voyager: venez faire un tour dans mon quartier; vous verrez comment se vit dans le réel la démocratie, les droits, le progrès et le libéralisme.

  9. Les dispositifs du pouvoir? De quoi parlez-vous donc?

    De la sphère financière qui lobby puissamment la sphère politique? De la spirale de la croissance du PIB comme remède à la misère?

    Je le déplore aussi. Mais cela n’a rien à voir avec le pamphlet que me suggérez de visionner.

    Vous me posez la question « Entre le bas empire romain et l’Amérique du Nord du XXIe siècle, vous savez où la promotion sociale était la plus fréquente? »

    J’ai presque envie de vous de répondre que ce soient les « nobles » et les riches qui en profitent le plus, on s’en fout. La vie est ailleurs de toute façon.

    Mais bon, cela risque d’être interprété comme une aveu d’esclavage face aux nantis, alors que de mon point du vue, c’est ça la liberté. Se foutre des privilèges pécuniers de quelques-uns. Ils ne sont pas plus « libres » pour autant. Parlez-en à Queen Elizabeth!

  10. Ne le prenez pas personnel, Monsieur Clopp (d’ailleurs, je doute que vous le ferez puisque vous arrivez à vous foutre de l’exploitation exercée par les classes dominantes) mais je suis de plus en plus lasse de faire l’éducation élémentaire des gens qui m’apportent la contradiction.

    Le terme «dispositif de pouvoir» est pris ici dans le sens où Foucault l’utilise dans Surveiller et punir (ainsi que Deleuze et Guattari dans la plupart de leurs bouquins) : un ensemble d’interactions sociales organisées autour d’un équipement collectif essentiel dans le processus de mise au pas d’un population — sa mise au travail, pour essentiellement. La prison est un dispositif de pouvoir, comme la famille, l’école, la religion, la propriété, le marché et ainsi de suite.

    J’ai passé près de dix ans à répéter et à ânonner ce genre de trucs pour des jeunes qui non seulement n’en avaient rien à foutre, mais se préparaient à travailler pour la bonne marche de ces dispositifs de pouvoir. Voilà pourquoi je suis de plus en plus réticente à expliquer et ré-expliquer dans les commentaires de ce blogue.

    Pire, je n’ai aucune envie de convaincre quiconque; si vous êtes du genre Pangloss, que vous trouvez que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, que l’avenir est ouvert aux hommes de bonne volonté… tant mieux pour vous. Je vous souhaite de réussir à conserver cette attitude car vous allez mourir heureux, ce qui est quand même chouette. Un conseil, toutefois: ne vous frottez pas trop à ce que les anars racontent, car leurs propos risquent, éventuellement, de gâcher votre digestion.

  11. « mais je suis de plus en plus lasse de faire l’éducation élémentaire des gens qui m’apportent la contradiction »

    vous m’en voyez désolé et je vous comprends. Je dois vous semblez très lourd avec mes commentaires.

    « Pire, je n’ai aucune envie de convaincre quiconque; si vous êtes du genre Pangloss »

    J’en suis bien aise que vous ne cherchiez pas convaincre. Je ne cherches pas non plus à vous faire changer d’opinon. J’émets mon petit commentaire sans plus, et je suis navré que ce dernier semble correspondre à ceux déjà entendu mille fois. Faut croire que l’Aliénation est fortement répandu. Pour ce qui est de Pangloss, ce mot m’est totalement inconnu.

    Pour ce qui est des propos des anars, j’en prends, j’en laisse. Ils ne sont pas plus effrayant que bien d’autres discours. Ils sont comme tout les autres discours, parfois très juste et parfois un tantinet passé date et ayant peu de prise sur le réel.

    Ainsi votre référence à Foucault aurait eu plus de sens dans votre billet précédant.

  12. Après cette démonstration d’une justesse et d’une vérité implacables, je suis sans voix. Que faut-il ajouter ? S’il s’agissait d’une compétition, l’on pourrait dire que Jean-François Brient nous a à tous coupé l’herbe sous le pied.

    Mais ce n’est pas une compétition, si effectivement chacun de ces paragraphes a déjà été écrit d’une manière différente, sans doute, il l’est ici avec la force de l’écriture pleine d’un homme qui maîtrise pleinement son sujet par le biais de cette synthèse riche et complète.

    Nous n’avons plus rien à ajouter; simplement, si ce texte était lu dans chacune des lucarnes imbéciles, en Chaire de vérité, dans les Bulles du pape, dans les amphithéâtres, par-dessus le vacarme des rues, il ne nous resterait plus qu’à affûter nos lames et nos larmes et nous rassembler pour l’avènement du grand Soir.

  13. Bonjour

    J’ai un peu de mal avec l’oxymore « servitude volontaire » qui fait fi, me semble t il, de tous les processus conduisant le dominé à ne pas avoir conscience de sa propre domination.
    Nicole-Claude Mathieu l’explique par exemple à propos des femmes dans une certaine ethnie chinoise ; leur sont interdits certains termes. elles n’ont pas le droit d’utiliser le même langage que les hommes et doivent user de périphrases. Toutes occupées qu’elles sont à chercher la bonne formule, à ne pas user de certains mots, elles n’ont guère le temps de penser à ce que cela signifie réellement.
    on peut prendre des exemples plus proches ; quand on est occupé à survivre on n’a pas le temps de réfléchir au processus mis en place.

    c’est pourquoi je suis assez génée par ces phrases « La désobéissance l’effraie plus que tout car la désobéissance, c’est le risque, l’aventure, le changement. Mais de même que l’enfant panique lorsqu’il perd de vue ses parents, l’esclave moderne est perdu sans le pouvoir qui l’a créé. Alors ils continuent d’obéir. »
    c’est ne pas saisir que certains n’ont pas le temps, le choix; c’est confondre liberté et agentivité.

    peut être que je me trompe devant ce film ; mais j’ai l’impression qu’il rend ceux qu’il appelle les esclaves responsables de leur sort.. céder n’est pas consentir et je crois qu’il l’a oublié.

  14. Ce qui est effarant c’est qu’il s’agit là d’un plagiat du texte de Guy Debord « In girum nocte et consimumur igni », qu’il n’ait fait nulle part mention de l’auteur véritable et qu’on s’est contenté d’accoler des images nouvelles à celles qui préexistaient. Je n’ai pas pris la peine de voir le film dans son entiéreté aussi j’espère qu’en toute fin de diffusion M.Brient redonne à Debord ce qu’on doit à Debord. D’autant que la voix de Debord est nettement plus convaincante que cette lecture, plutôt froide et machinique.
    Pour exemple du plagiat, M.Brient écrit « Ils ignorent par conséquent la révolte qui devrait être la seule réaction légitime des exploités. ». De façon nettement plus tranchée, plus convaincante et de manière moins alourdie parce qu’il savait écrire Debord se contente de dire au sujet de ce public « ils n’en ignorent que la révolte. »

    Si vous voulez vous en payer une tranche vous pouvez avantageusement visionner les films de René Vienet (ce traître) sur un site dont, avec l’accord de notre hotesse, je vous donnerai le lien. L’intégralité des remarquables films de Debord y est également visible.

    Mme (ou zelle) Archet: si vous le permettez et sans manquer à cette précaution qui consiste à vous dire que j’aime vous lire, il m’est avis qu’il n’y a pas, selon les volonté de ses précurseurs, de situationnisme après l’IS. Debord s’entendait à dire que la fin de L’IS marquait la fin du situationnisme et il me semble qu’il ne goûtait guère les frasques de ceux qu’on appelle les post-situ, qui l’auront beaucoup desservis… jusqu’à ce Jean-Pierre Voyer de triste mémoire qui se répandait sur la toile pour finir dans le sillage de Le Pen ou Arnaud Viviant journaliste aux Inrocks…. On ne pouvait mieux devoyer l’IS et Debord qu’ainsi que l’ont fait ces imposteurs…
    On a encore l’éditeur La Fabrique qui ne paraît pas goûter l’IS et Debord mais qui publie Julien Coupat dont le texte est très largement influencé par Debord… Cette sorte d »éditeur prétend introduire de la nouveauté là où il n’y en a pas et si on laissait à ces gens les mains libres ils feraient en sorte de réécrire l’histoire à leur propre avantage, en sorte qu’ils auraient tout écrit et tout édité depuis Shakespeare jusqu’à Debord et Louis Calaferte….

    Veuillez me pardonner d’avoir fait si long….

  15. Ce que je n’avais pas perçu jusqu’à présent éclate comme une évidence.
    Nous ne sommes pas seulement acculturés mais des processus de dé-culturation sont puissamment à l’œuvre.
    Y compris et surtout, ce qui est une nouveauté historique, parmi l’élite.

    La mémoire culturelle n’a même pas de signification particulière, car il n’est même plus besoin de cacher les moyens de comprendre :
    de moins en moins de personnes sont capables d’exploiter les livres, les œuvres d’arts les document audiovisuels qui leur permettraient d’exercer leur faculté de penser le monde.

    Ne plus penser le monde, c’est cela l’abandon que nous sommes en train de commettre.
    Nnous nous en remettons à des mystifications montées comme des représentations dont le processus narratif fait l’économie de la démonstration.

    Et ce qui fait l’effet de réel n’est rien d’autre que les petits détails insignifiants, des clichés, des lieux communs qui nous paraissent le monde même.

    Nous contemplons des cartes postales et comme des idiots nous y reconnaissons « le vrai, le beau, le juste. »

    Sinon j’ai actionné en même temps les trois vidéos, pour un canon triste à trois voix. Alors, je me suis rappelé le film de Guy Debors « La société du spectacle. » que j’ai visionné tant de fois pour essayer de comprendre.

    Là, malgré l’entremêlement des voix, des bruitages et des airs de musique, «les effets » d’évidence transparaissaient malgré la cacophonie.

    Pangloss, précepteur de Candide enseignait la métaphysico-théologo-cosmolonigologie. C’est un des personnages de Candide ou L’optimiste, un roman philosophique de Voltaire.

    Et le croira-t-on ? La morale de Candide, c’est le jardin comme métaphore du monde :
    Un moyen de rendre vivable la réalité de notre temps, s’accommoder du compromis de cultiver le monde comme « notre jardin »

    Ne plus dire Mare nostrum mais « Hortus deliciarum nostrum »

    Ô, j’aurais tant aimé être commissaire politique ! Je trouve que ça a plus de gueule que coach ou manager.

    Au fait, c’est le 800ème anniversaire du sac de Béziers par les croisés contre les Albigeois (25 juillet 1209).

    C’est à ce moment précis que les choses ont pris un tour dramatique pour nos sociétés, je veux dire.

    Le Mal dans le monde, c’était nous. C’est à dire, nous les parias.

    Vous autres, n’ayez crainte, vous n’en êtes pas d’évidence. Sinon vous le sauriez. Vos voisins vous l’auraient déjà exprimé et comment !

  16. @Valérie: il y a effectivement dans ce film une « agressivité » qu’il n’y a pas chez Debord. cela tient au style mais également à la tonalité, nettement plus mélancolique et ferme chez Debord qu’elle ne l’est chez Brient. Il y a une froideur, quelque chose de roide qui donne au texte un caractère vindicatif. La voix de Debord est bien plus « pleine », d’émotions et d’une vie contenues, de telle sorte qu’il y a une distance, une absence presque qu’on ne trouve pas chez Brient.
    Vous avez raison de dire des dominés que leur soumission leur échappe pour la totalité et qu’ils n’y ont accès qu’à de rares moments où ils ne sont pas occupés à trouver du pain. Orwell qui connut la misère (comme de Quincey) disait que le premier effet de la pauvreté c’est qu’on est empêché de penser.
    C’est pourquoi plus justement Debord vise-t-il un public alors que Brient qui l’a mal compris s’en prend directement à des hommes souffrants…

  17. @Egide:
    « Il faut pourtant ajouter, à cette liste des triomphes du pouvoir, un résultat pour lui négatif : un État, dans la gestion duquel s’installe durablement un grand déficit de connaissances historiques, ne peut plus être conduit stratégiquement. » (Commentaires sur la société du spectacle, Guy Debord)

  18. Ogur. je ne sais si vous avez vu le film Attention danger travail.
    Je me souviens d’un ouvrier aux 3/8 qui témoigne.
    Dans un témoignage vibrant, ou il explique entre autres avoir tellement mal aux mains qu’il ne peut caresser sa femme sans souffrir, il dit, fort humblement, que l’usine l’a rendu bête. Lui qui lisait n’en a plus le courage, il a juste le courage d’allumer la télé pour se vider un peu la tête.
    Comment pourrait on dire à cet homme qu’il est consentant ? il a juste cédé car les choix étaient restreints et qu’il faut manger.

    J’ai aussi tendance à penser que cette une attitude bien actuelle de faire porter aux dominés la responsabilité de leur condition.

  19. Mon petit grain de sel.

    Brient reprend (presque) intégralement les thèses de Debord, c’est flagrant. Son film n’innove pas en reprenant les procédés de La société du spectacle, c’est tout aussi flagrant. Mais il a un mérite et c’est celui de montrer que les propos de l’IS non seulement n’ont pas vieilli d’une seconde mais sont encore plus pertinents maintenant que dans les années soixante, maintenant qu’a disparu le «spectaculaire concentré».

    Si une idée n’est pas continuellement reprise, plagiée, modifiée, adaptée, elle finit pas s’évanouir dans les bouquins d’histoire de la philo.

    Quant à l’IS, ses pro-situs et ses post-situs, ses éternelles chicanes intestines (voires intestinales), ses excommunions et les charognards qui se disputent la dépouille du maître — voire le maître lui même, critique de l’artiste et de l’auteur mais surtout intéressé à l’oeuvre, à la pureté du message et l’exactitude des éditions de ses bouquins — voilà qui m’intéresse assez peu.

    Les situationnistes ont développé une analyse admirable de la société actuelle ainsi qu’un tas de concept utiles et tripatifs. Et non, ils ne disaient pas que les exploités consentent à leur malheur, mais plutôt que le système a réussi à leur faire croire deux choses: que leur malheur est en réalité un bonheur et que de toute façon, il n’y a pas d’autre issue possible. Nous acceptons la domination par inconscience d’être dominés. Mieux: par conviction que nous sommes libres.

    Quant à leur solution pour un monde meilleur, fait de conseils ouvriers et d’assemblées d’autogestion… disons que ça me laisse plutôt froide. Les situs étaient finalement ouvriéristes: ils voulaient réveiller la classe messianique pour qu’elle fasse la révolution, leur rôle se limitant à critiquer la société du spectacle. Partage fordiste des tâches, quoi.

  20. @Valerie. Je n’ai pas vu ce film mais j’entends bien ce que vous dites. Je n’ai pas lu non plus « L’établi » de Robert Linhart dont Anne Archet, très instruite, pourrait peut-être nous parler?
    J’en discutais récemment avec un éditeur qui convenait, en effet, qu’il y avait souvent une attitude de mépris de la part des intellectuels et c’est pourquoi il s’en tient, et il est un des rares à le faire, à critiquer à son tour l’université et les stipendiés qui pérorent depuis leur chaire. Il a notamment réédité le bienvenu « de la misère en milieu étudiant » qu’on doit à Khayati plus qu’à Debord.

    Dès au lendemain de l’élection de Chirac en 2003 dans le Sud-Est de la France en particulier et partout ailleurs, des opérations ont été menées par l’Etat visant à fermer, par la force, des squats et des communautés autogérées qui étaient souvent installées depuis fort longtemps. L’objectif est simple : il s’agit de déloger un peuple de miséreux hors des centres villes pour y favoriser le tourisme et la réimplantation du cadre qui avait déserté la ville pour des résidences pavillonnaires en périphérie…..

    Quel peuple ?
    Le peuple des prolétaires de Marseille et d’Avignon, employés, bohèmes et étudiants délogés de leurs habitations par des incendies, des cambriolages et des factures d’électricité disproportionnées dont le crime doit à la collusion maffieuse des promoteurs immobiliers, d’EDF et de municipalités décidées à reloger une population de cadres au centre ville ?

    Le peuple des saltimbanques, malmené par le régime des intermittents, qui, dans le nouvel agencement du projet municipal, aura pour tâche de divertir les cadres au centre ville ? J’entends encore parfois des acteurs culturels déplorer, chiffre à l’appui, que les cadres se rendent plus souvent au spectacle que les prolétaires…. Que voulez-vous qu’ils aillent foutre d’une pièce de Beckett dans un endroit d’où ils ont délogés ?

    Dans le voisinage de contremaîtres et de gradés d’entreprises maffieuses venus verser quelques chaudes larmes à la prose de Dario Fo, de Beckett ou de Shakespeare subventionnés avant d’avoir la lourde tâche, le lendemain, de conduire un plan de licenciement, de harceler un syndicaliste, de cuisser une stagiaire ou de briser un récalcitrant ?

    L’héritage de l’IS est bien ce que vous en dites Anne Archet et notamment pour les raisons que je viens d’exposer il est nécessaire qu’il soit connu. Mais d’un point de vue strictement personnel je préfère à la tonalité de Brient le style de Debord parce qu’il est bien plus qu’un style en vertu du principe que vous ne méconnaissez pas, vous qui avez des « lettres », que la forme est aussi le fond de notre problème….
    A ce titre et quoi qu’il lui ait survécu je trouve même le plus récent de Vaneigem moins décisif que Debord. « Les commentaires sur la société du spectacle » écrits à la toute fin de sa vie sont probablement « incontournables » (le passage au spectaculaire intégré comme vous y faites allusion).
    Prenez garde à ne pas limiter les proprositions de l’IS aux conseils ouvriers et à l’autogestion cart il y a dans leurs pratiques mêmes, dans leur poétique, dans leur manière de vivre plus que des propositions, un usage de la vie sous la tyrannie dont à la façon de Debord on peut dire qu’ils auront été remarquables et pour ce dernier jusqu’à son dernier souffle exemplaire d’une dignité retrouvée dans la recherche systématique des temps « antéspectaculaires »; Cette discipline à laquelle,, malgré ses passes d’ivrognes il s’est astreint il la justifie par ces derniers mots « Maladie appelée polynévrite alcoolique, remarquée à l’automne 90. D’abord presque imperceptible puis progressive. Devenue réellement pénible seulement à partir de la fin novembre 94. Comme dans toute maladie incurable, on gagne beaucoup à ne pas chercher, ni accepter de se soigner. C’est le contraire de la maladie que l’on peut contracter par une regrettable imprudence. Il y faut au contraire la fidèle obstination de toute une vie »…. Après quoi il se suicidait.

    Mes excuses encore d’avoir fait long et d’avoir répondu indirectement à Valérie

  21. Admirable, quelque part. Le parfait brouet anarchisant pour petit-bourgeois dépressif a prétentions esthétisantes. Et il faudra un jour en finir une bonne fois pour toutes avec cette légende Debord, auteur de quelques analyses intéressantes, certes, mais perdues au milieu d’un océan de conneries intellectualisantes sans le moindre intérêt (la « dérive », non, sans déconner…).

    Alors comme ça, ce sont les dominés qui « choisissent » de l’être ? Mais qu’il faut être complètement abruti de la cave au grenier pour avancer ce genre d’argument ! C’est non seulement passer outre toutes les analyses un peu sérieuses sur les mécanismes de domination et d’incorporation de l’idéologie (au hasard : Marx. Quelqu’un d’un peu plus d’ampleur que ce ridicule Brient, tout de même), mais en plus, une fois qu’on a dis ça, on dit quoi d’autre que le premier lecteur du Figaro venu ? Ils sont pauvres ? Ben c’est leur faute, pardi ! La « responsabilité individuelle », rhalala, c’est qu’on est que des zindividus, c’est bien connu, un quoi ? Un contexte socio-politique déterminé par ceux qui possèdent les moyens de productions ? Ouhlala, c’est trop compliqué, tout ça. On est des zindividus et on fait des choix, na.

    Mépris des masses de petit-bourgeois à prétentions esthétisantes qui croit avoir tout compris parce qu’il a lu trois livres, et misérabilisme complaisant totalement infoutu de penser une issue collective autrement qu’en agitant des hochets (assemblées, démocratie participative) sans prendre une seule fois le risque d’expliquer COMMENT on peut y arriver. L’insurrection qui vient ? Et mon cul, il vient ?

  22. L’internaute qui évoquant son luc méprise les petits bourgeois à prétentions esthétisantes ou comme me l’a dit un jeune et pur prolétaire hier au soir exactement, sur un ton de haine et avant de nous envoyer à la porte « Normal qu’on sucre le RSA à ceux qui refusent deux offres d’emplois. Z »ont qu’à crever dans la rue! »… Je ne sais s’il faut s’interroger sur les mécanismes de la soumission mais d’évidence la bêtise atteint un tel seuil, et celui là n’avait pas 25 ans et il se croyait enfant précoce, que nos culs respectifs pourraient bien sérieusement être réduits à l’état de poussière dans moins de cinq années….car voilà un candidat désigné à la milice…
    Et s’il s’agit, un temps soit peu, de me viser à travers « la petite bourgeoisie esthétisante » j’accorde en effet au style plus que mes semblables mais à la différence de la grande majorité d’entre eux, prolétaires compris, je n’ai pour tout bien que des livres, des disques, une voiture et une table et j’ai fait ce choix de travailler, saisonnier, dans les champs pour travailler le moins possible, pour m’aliéner le moins possible et pour ne pas fréquenter les crétins qui me haïssent sitôt que je parle parce que mes propos ne sont pas les leurs, parce que mes mots évoquent pour eux le ranci et parce qu’on me prête que je les possède (les mots) je suis toujours susceptible de les manipuler (eux).
    J’ai passé quatre journées et quatre nuits admirables d’ivresses avec des jeunes qu’on qualifieraient de « mauvaise vie », des fils de prolétaires parfaitement conscients qui se sont frottés très tôt à toutes les violences et qui y ont répondu; quatre veillées de loyautés, de respects, et de compréhension implicites que je n’ai ni avec la petite bourgeoisie ni avec les prolétaires. Quatre nuit de complicités que n’atteignaient pas les délires et les mauvaises allégations d’une fille décidée à se payer l’un d’entre eux par la calomnie. Quatre soirées où nous avons désirés en vain les lèvres d’une autre dont la densité nous paraissez proprement palpable parce qu’elle avait été abandonnée à treize ans par mère et père, qu’elle s’occupait d’une grand-mère grabataire, qu’elle avait eu un accident à la suite duquel sa mémoire présentait quelques failles indélébiles, parce qu’enfin et malgré cela, elle s’efforçait de lutter à chacune de ses interventions orales, à chacun de ses gestes contre les haines disciplinées; douce, aimable, bienveillante, sa densité là toute entière était un bonheur de réconciliation pour nous tous, tous plus ou moins ravageusement dilacérés par des désirs aussi bien contrariés que malmenés avec d’autres. IL y a bien deux manières d’avoir 20 ans et j’ai préféré celle-là à celui-là et si le mot de Nizan a un sens assuremment, il y a bien deux méthodes pour ou comme elle le contourner ou comme lui s’en accommoder. Bien à vous

  23. Rester ferme sur les principes.

    Garder l’essentiel, la liberté absolue de vivre, c’est à dire de penser, de s’activer, de créer, y compris dans des structures pourvue qu’elles soient fédéralistes et que chacun puissent dire son pourquoi et son comment., c’est à dire de travailler dans l’assentiment pour tendre vers l’idéal qui nous réunit.

    Je paraphrase un de ceux dont j’ai le lourd héritage. (Je n’ai pas choisi)
    C’est une forme d’hommage à la fédération libertaire, car j’ai, à peine, retouché quelques mots (en italique) de l’énoncé d’un principe qui reste vrai 72 ans après et qui me sert de viatique, c’est à dire le comment faire&nspb;:
    .
    « En revanche, le managériat tend à bouleverser toutes les organisations et à les remplacer par des technostructures, détruisant ainsi tout état d’esprit fédéraliste.
    On peut être d’accord pour se réorganiser, pour adopter des disciplines mais on ne peut pas accepter la technocratisation qui est fondée sur le fait que les personnes ne peuvent discuter ceux qui commandent et qui n’ont aucun souci de leurs confrères, bref, qui imposent leur volonté parce que c’est la leur.
    Ne pas s’y tromper, accepter la technocratisation c’est tout simplement disparaitre. »

    Kafka aurait ajouté : c’est rejoindre la rangée des meurtriers.

  24. Quatre minutes, j’arrête le film.
    Dès le début, je ne le sentais pas, ces noms et cette citation apparaissant par flash, ces images de bombardement sur fond de musique dramatique…
    on se croirait au cinéma…
    Mais surtout, MAIS SURTOUT, CETTE VOIX, CE TON !
    Ce mec qui s’amuse avec suffisance à parler de l’horreur en prenant la peine de placer « des intonations à effets », à parler a la manière de ce qu’il doit penser être la prose du poète, CA c’est le spectaculaire, et c’est souiller touts les efforts de Debord.
    Cette misérable raclure ne mérite qu’un crachat à la gueule.

  25. Entre parentheses, la societe du spectacle a produit des plaidoyers, que dis-je des requisitoires autremet plus convaincants, comme par exemple  » Les Temps Modernes  » ou  » Metropolis « … Debord n’a pas ajoute grand-chose,… Mr Briant non plus, il en ouble meme pas mal a mon avis. Alors au lieu de ratiociner du Debord, de l’ingurgiter et de le regurgiter jusqu’a la nausee en bon consommateur de la societe du spectacle dont Debord et les situationistes procedent egalement aujourd’hui, permettant a certains comme pour le football pour d’autres de canaliser leur frustrations comme de justifier leur apathie, il est peut-etre temps de le depasser, non pas l’art, mais Debord et surtout la SITUATION…
    Car si ce n’est pas vous qui le faites, d’autres s’en chargeront a votre place….
    A vot’bon coeur messieurs dames

  26. Je me dois d’avouer que le plus desesperant aujourd’hui, ce n’est meme pas l’exploitation a outrance des hommes par les hommes, ni meme la destruction de la planete, mais bien l’apathie generale face a ces questions, tout comme le pathos de ceux qui croient y apporter des reponses qui ne fait qu’amplifier la dite apathie….
    Faites gaffe, surtout a gauche, en continuant comme-ca, vous finiriez par tous donner raison malgre vous a l’Unabomber ou Zerzan, ou encore pire, vous allez finir par faire croire a Anne Archet elle-meme qu’elle a bien raison d’adopter sa posture actuelle d’individualiste forcene !

  27. PM vous n’avez rien entendu à Debord. Vous n’êtes ni assez sensible, ni assez bien muni pour y entendre assez… Aussi votre message passe comme la tripautée des harangues ineptes qu’ont déversé avant vous les stipendiés médiatiques contre l’auteur de « la société du spectacle »… On y lit les mêmes crétineries à ce sujet depuis vingt ans…

  28. Comparer « Les temps modernes » ou « Métropolis » à une oeuvre de critique sociale et d’autant que celle-ci est majeure, c’est être un con.
    Cervantès disait « toutes comparaisons est odieuse ». Il en est de stupides…
    Mon petit lapin on se demande bien ce que tu viens faire ici si ce n’est d’abreuver de « l’apathie générale » et du pathos à des fins probablement masochistes… Tu économiseras le temps de chacun et le tien en allant te faire fouetter par une de ces belles gauchistes que tu reluques avec envie, la queue pathétiquement pendue à son balcon…

  29. J’ai découvert cette vidéo avant hier… Je pense que c’est vraiment de ce type de communication dont on a besoin. Je dit « on » parce que je partage cette vision du monde. Il faut à mon avis continuer à produire ce type de document (vidéo de préférence pour toucher un maximum de personnes). Je pense que cela à plus d’impact qu’un autocollant de la F.A sur un panneau sens interdit ou qu’un affiche de A.L dans le metro. Cela à peut être plus d’impact qu’une manif devant la Santé à 52 gogos pour dénoncer le système carcéral. La bataille de la communication est la première à mener et elle sera longue parce qu’on à pas encore inventé la pilule pour se libérer (comme dans Matrix ;).

  30. @Ogur
    Mea culpa, mea culpa, j’ai commis le crime maximal de lese-gourou.
    Et bien continuez de lui lecher les bottes si cela vous chante, cela semble exactement egal a la hauteur de vos pretentions comme a la profondeur de votre superfiacilite d’autant plus que vous avez l’air d’en connaitre un rayon en ce domaine, vu vos projections et fantasmes a mon egard.

    Mes a part des convictyions et des insultes a mon egard, auriez-vous par hasard des arguments pour justifier vos propos ? Vous n’avez rien compris a mes arguments, ou vous les refusez en bloc, et cela vous donne le droit de m’insulter ?

    Retournez a l’ecole, c’est bien la qu’on vous enseigne les dogmes qui vous servent d’alibi pour justifier votre pauvre petite existence d’anticonformiste de mes fesses.

  31. Les Temps Modernes, comme Metropolis, sont des oeuvres majeures de critique sociale. Et je le regrette , mais c’est loin d’etre le cas du film de Mr Briant, qui est tout a fait terne en comparaison.

    Je pense meme que le travail de Mr Briant, par son pathos, son dogmatisme et ses aspects paranoides oeuvre contre la cause qu’il croit servir. Et c’est le cas, helas de beaucoup d’anarchistes, en particulier les collectivistes qui ont cru bon de ne reprendre que les theses larmoyantes de l’ouvrierisme,

    Je conseille a tout ceux qui auraient un tant soit peu de difficultes avec une approche concrete du monde qui les entoure d’aller parler des theories de Debord ou de montrer le film de M.Briant aux pirates somaliens. Je suis sur que cette experience sera riche d’enseignements, mais pas forcement pour ceux qui se croient un devoir de prechi-precher leurs salades qui ne valent guere mieux que des querelles theologiques.
    D’abord la bouffe, ensuite la revolution, comme disait l’autre.

    Si certains se sont sentis vises par mes propos, tant mieux pour eux, c’est que le coup etait juste, qu’ils en profitent pour examiner leurs propres failles. Mais qu’une chose soit claire, je ne visais ici personne en particulier, mais tout un chacun tombant dans le panneau d’une certaine mythologie miserabiliste trop frequente a gauche.

  32. Je n’avais pas visionné les images. Après cette bordée de critiques, j’ai tenté de le faire.
    Trop lent. J’ai laissé tomber.

    Pour ce qui concerne le texte, en revanche, je ne peux accepter cette chute de grêlons.

    Il s’agirait d’un plagiat de Guy Desborde. Je ne l’ai pas lu. C’est une lacune et j’entends la combler dès que possible.

    S’il s’agit d’un plagiat, il faut bien entendu fustiger le plagiaire.

    Ce que vous faites en chœur.

    En revanche, ayant fustigé le plagiaire, vous poursuivez sans désemparer, et descendez l’une après l’autre les idées développées par le plagiaire.

    Il y a là quelque chose d’interpellant, me semble-t-il.

    Le texte que j’ai lu me semble éditer avec ordre et méthode bon nombre d’idées auxquelles j’adhère sans réserve.

    La principale qualité de ce texte est la simplicité de son langage, accessible au commun des mortels.

    Qui faut-il convaincre ? Les intellectuels qui sévissent sur ce blogue ou le plus grand nombre ?

  33. @PM… Etudiez l’affaire Ranucci de fond en comble et vous verrez comment la société du spectacle diffus mène un homme innocent à l’échafaud. C’est un exemple. Il y en a d’autres dont l’affaire de l’incendie de St Laurent du pont. Ce sont des exemples auxquels très spectaculairement la théorie de Debord colle, Parfaitement.
    Mais il y a également la mort récente de mon vieil ami Marc. Celle-là est restée anonyme mais on y rencontre toujours les mêmes obstacles et les mêmes raisons qui mènent au drame.
    Vous n’avez manifestement pas compris ce qu’est la société du spectacle que vous circonscrivez à un seul de ses aspects, le médiatique.
    Debord n’est certainement pas un gourou parce qu’il était très précautionneux de n’en pas devenir un. Vous trouverez simplement peu de personnalités anti-spectaculaires dans ce siècle-ci et ce siècle dernier sinon dans les cimetières et les prisons. Vous en trouverez peu qui se soient astreints à une discipline dont peu d »hommes sont capables et qui a permis à Debord d’écrire comme il l’a fait, d’écrire ce qu’il a écrit et surtout, ce qui vous échappe totalement, il y a peu d’hommes qui s’attachaient encore à la vraisemblance, à l’authenticité des paroles par l’exemple, c’est-à-dire par la cohérence entre l’expression et l’usage de la vie. Debord ne prétendait pas à l’exemplarité: il termine l’un de ses textes en demandant qu’on lui pardonne ses erreurs. Je n’ai jamais vu une personnalité du spectacle en dire autant et leurs mains sont pourtant souillées de sang.

    Je ne prétends pas davantage à l’exemplarité et je me garde bien de me comparer à Debord mais (l’exemplarité) je l’ai cependant reconnu quelquefois dans mon existence et rarement là où on la situe le plus généralement. Je l’ai reconnu chez Debord, chez quelques amis, chez quelques auteurs et fugacement dans certaines situations.

    POur terminer je dirai ce que je confiais hier à l’un de mes jeunes amis: le fascisme c’est quand on ne se révolte plus contre ce qui nous opprime, mais contre ceux qui en subissent les plus lourdes conséquences. Il m’a semblé à vous lire que vous en êtes là…

  34. @Yves: Pour ma part je ne « descends » pas Brient. Je dis seulement parce que son texte et sa méthode (cinématographique) emprutent beaucoup à Debord que je lui préfère ce dernier. Que Brient permette d’arriver à l’IS ce serait un bien, mais qu’on visionne Brient sans jamais avoir visionné l’IS ce serait un tort. Ce qui rejoint l’opinion d’Anne Archet sur la nécessité d’un foisonnement créatif. Il y a d’ailleurs deux périodes au siècle dernier, deux périodes de foisonnement qui m’ont intéressée: la beat generation et l’avant-après 68. Les auteurs beat ont été inventifs parce qu’ils connaissaient par ailleurs Rimbaud, Lautreamont, Hawthorne, Ralph Waldo Emerson et de plus contemporains Henry Miller, Kenneth Rexroth ou Williams Carlos Williams. Ce n’est pas par intellectualisme que je le précise mais nous avons des racines communes, des racines qui courrent depuis plusieurs siècles si le pouvoir entend nous en couper, j’entends, au contraire, les inclure: Shakeaspere, André Leo, Louise Michel, Vallès, Reich, Durruti etc…. Debord considérait ainsi qu’on trouvait dans les livres ce que fut la société antéspectaculaire. Cette histoire nous est commune. Ce pouvoir ne vient effectivement pas d’arriver et il y a de la Commune de Paris à Oaxaca une persistance à lui résister.

  35. @Ogur

    Bah dis donc mon pote, toi comme despote, tu depotes.

    Il serait tant que tu passes a l’analyse mon petit bonhomme, reichienne su tu veux, car pour ce qui est du commentaire arbitraire et de l’argument d’autorite ( ne parlons pas de l’interdit que tu me siginifies ici de critiquer ton maitre a penser )…. en bref fasciste tu disais???? Regarde bien la poutre que tu as dans l’oeuil, elle pourrais t’eborgner, comme l’autre, et c’est fou la comme tu lui ressembles…

    Et puis sans blague, tu as vraiment cru que je prenais les termes  » Societe du Spectacle  » au premier degre?

    Arrete de prendre les autres pour des cons, ca t’aidera a les comprendre, et entendre les nuances de leur propos, au lieu de n’ecouter que toi meme deblaterant les quelques idees que tu as plagiees aupres de ton gourou. ( tous les gourous se defendent d’en etre un…)

    Ni Dieu ni maitre tu disais? …. sans commentaires

    « Ni d’yeux , oui maitre » dans ton cas.

    Et si jamais tu te crois anarchiste, sache que cela fait longtemps que tu as bel et bien change « de bord », et que toutes tes belles lectures n’y pourront rien changer, tant que tu n’auras pas compris que ta tendance autoritaire eat inconciliable avec les concepts qui animent les veritables libertaires.

  36. « Il y a d’ailleurs deux périodes au siècle dernier, deux périodes de foisonnement qui m’ont intéressée: la beat generation et l’avant-après 68. »
    Non mais sans blague, l’IS a invente l’insurrection, la creation et la revolution pendant qu’on y est….
    Mon pote, si tu as une vision aussi reduite du « foisonnement creatif au XXeme siecle, » ca ne m’etonne plus que tu te permettes d’enoncer ici autant d’inepties, et qu’en plus tu te croies en droit de donner des lecons aux autres.

  37. Bon on parle des choses serieuses maintenant, des pecheurs quin’avaient pas lu Debord ni Bakounine passes a l’action directe aux Somalis ou encore de vos nostalgies abstraites pre et post soixante-huitardes ?….

  38. @Yves : Merci.

    Et franchement Debord et les situationnistes pfffff… oui c’est intéressant mais le propos de l’ensemble du document va plus loin…

  39. @Yves
    Je crains que le probleme de ce documentaire, c’est qu’il ne convaincra personne, ni les intellos, ni le plus grand nombre…

  40. @ Socratopunk
    Le propos de l’ensemble du document ne vas pas suffisament loin a mon avis. Il me ramene meme pas mal en arriere, 50 ans apres.
    Par exemple, il ne s’attaque qu’aux forfaits du capitalisme, au lieu de considerer ceux du productivisme industriel en general… Erreur classique a gauche, qui tend toujours a considerer qu’une pollution venant du capitalisme serait pire que celle venant du socialisme…

  41. Certainement qu’il ne va pas assez loin. C’est un résumé c’est une photographie du monde qui me parait tristement refléter la réalité.
    Capitalisme et productivisme sont liés. C’est pour accumulé plus de capital que les propriétaires des moyens de production ont « optimisé » les moyens de production. Le productivisme bien c’est le capitalisme qui l’a inventé !!
    Pour le reste tu dois parler des usines soviétiques…!!! Proudhon avait vu que remplacer une caste de dominant par une autre mènerais au même résultat. Et il avait raison !! Erreur la gauche !! oui ça je suis d’accord ! La gauche la droite les centristes, les radicaux, la Sfio, le partie communisme, la lcr, le partie nazie, l’UMP, le PS, ils sont tous des erreurs !!

  42. « despote »… Je renonce à lire ce délire dès le premier mot. Je renonce à converser plus longtemps avec les cons d’autant qu’ils sont fascistes…

  43. Passer un temps éxagéré à regarder ce machin est parfaitement stérile. Il suffit de le remarquer et de bouger ailleurs. Pour ma part, je ne passe plus mon temps à me distraire de ces débilités humaines; productivité, rendement, productivité… lassitude -dans un cas comme dans l’autre.

    La critique sociale peut bien critiquer ce qu’elle veut, cela équivaut à marcher en regardant derrière. Reculer, donc. La nuance paie ici les frais du jusqu’au-boutisme qui parfume (anime?) la chose et n’en fait qu’une critique là où elle eut pu être bien plus. Une compréhension de l’homme. Une vue du groupe alors qu’il est constitué d’êtres. La distance focale, ajustée ici sur une position précise et avantageuse de l’histoire -lointaine et désincarnée- nous montre l’étendue et la largesse de la servilité humaine dans son aliénante aptitude à faire fi de ses possibilités. Le ton se fait aussi neutre que la plate sonorité d’une monnaie dans la machine à café, pour répondre ainsi au principe qui l’anime.

    Ici, il n’y a nulle compréhension de l’homme, seulement un modèle qu’il suffit d’écraser et qui le mérite peut-être. Le modèle est un scarabé poisonneux et mortel. Lui trancher la gorge serait donc un acte normal. Mais.

    S’il suffisait de considérer l’humanité en tant que système…

  44. Asservissement… bla bla bla… acheter marchandise… bla bla bla… éh ! truc ! reprendre des extraits de film d’Hollywood, c’est trop fort pour démonter l’atrocité du fonctionnement de la société ! quel brio : j’adore !

    P.S. la pertinence de ce film n’a – malheureusement – pas résisté à plus de trois minutes de visualisation… lisez Guy Debord et essayez de comprendre avant de vous lancer dans une interprétation digne d’un prime de TF1.

    Merci.

  45. @ Socratopunk
    L’obsession de la production, tu la retrouves dans toutes les societes, a partir du moment ou elles ont commence a pratiquer l’agriculture ( Neolithique )…

  46. @ Ogur
    C’est bien ce que je disais, tu prends les autres ou pour des fachos, ou pour des cons a partir du moment ou ils osent la moindre critique, la moindre reflexion n’abondant pas dans le sens de ta pensee.
    Quand la moindre critique t’es intolerable, c’est ca la tyrannie mon pote.

  47. Pas les autres imbéciles. Poursuis dans ton délire et tente de disqualifier ma position par l’enflement caricatural de la tienne. C’est toi que je vise et nul autre

  48. Pas les autres imbécile. Poursuis dans ton délire et tente de disqualifier ma position par l’enflement caricatural de la tienne. Tu ne trompes que toi et c’est d’ailleurs sympomatique des gens de ta sorte d’essayer de se convaincre en se fabriquant des éléments de mauvaise foi. Tu vivras et tu mourras dans ton propre mensonge. C’est toi que je vise et nul autre

  49. PM
    Amélioré la production pour se nourrir pour le bien être de la communauté… La production aujourd’hui, la création de besoin, de vide, cela n’a rien à voir. Je pense que ce débat est stérile PM. Je pense pour ma part que nous n’interprétons pas l’histoire de la même manière. C’est bien d’interprétation de l’histoire dont je parle ( n’en déplaise au historien qui nous rabâche leur objectivité comme postulat bla bla ).
    Un exemple me vient immédiatement à l’esprit c’est l’histoire populaire des états unis de H Zinn. L’histoire des manuels scolaires états-unien c’est autre chose.
    Nous vivons dans un monde parallèle PM, peut être se rejoindront ils un jours. En tout cas n’oublie pas que ce n’est pas la fin de l’histoire que rien n’est figé que la démocratie fut en son temps, l’utopie du serf. « Un autre monde est possible » !! Il faut y croire !! Ce n’est pas de l’intellectualisme, ce n’est pas de gauche ou de droite.
    « Le mal vient de ce que l’homme se trompe au sujet du bien ». Socrate. Mais qui se trompe ? Si seulement dieu existait !!! ; )

    Adieu. Tout est fini entre nous PM.

  50. Desole les mecs, quand on se contente d’un discours anticapitaliste au lieu d’antiproductiviste, on ne voit que le dessus de l’iceberg, et on ne traite certainement pas le probleme, meme pas 1/10eme du probleme.

    ps: @ Ogur : Va te faire decaper les neurones chez Zerzan, ca te rafraichira les idees, p’tet meme que ca mettra un terme a ta paranoia, au moins a ton fanatisme, c’est le pire mal que je te souhaites.

  51. @PM. Tu n’auras jamais le dernier mot. Jusqu’à la fin tu te trimbaleras ta carcasse de petit homme avec le succès qu’on connaît aux merdes de leur vivant. La cohérence de la vie c’est que merde un jour, merde toujours pour plagier Orwell ainsi que tu finiras sans laisser d’autres souvenirs derrière toi qu’une odeur tenace de fiante…

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