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Traduisons Martineau

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Comme vous le savez sûrement, je suis une femme qui a beaucoup de temps à perdre – être une féministe enverdeuse lesbo-islamo-fasciste pro-terroriste social justice warrior qui parasite (et opprime) les honnêtes travailleurs blancs avec sa théorie du genre, ça permet d’avoir beaucoup de temps libre. J’ai donc consacré quelques minutes de ma vie dérisoire à passer la dernière chronique de Richard Martineau dans la moulinette de Google pour la traduire en français. Je publie le résultat ici pour rendre justice à cet incompris qui est continuellement censuré par la bien-pensance des crottées qui, comme moi, menacent la liberté d’expression et sapent les fondements de la démocratie. Considérez ceci comme ma contribution à la grandeur de la civilisation occidentale en général et de la nation québécoise en particulier.

Martineauien

Français

La haine, encore Encore la haine (parce que c’est mon fonds de commerce)
Chaque fois qu’arrive un événement tragique comme Poly, Dawson, l’attaque à Saint-Jean-sur-Richelieu ou cet attentat dégueulasse et révoltant qui a eu lieu à Québec dimanche soir, nous avons toujours la même réaction. «Ici? Au Québec? Chez nous?» Chaque fois qu’arrive un attentat, je ressors la même chronique qui reproche aux gauchistes d’être trop tendres envers les islamo-fascistes en changeant l’ordre des phrases, mais là je sens que ça ne passera pas la rampe.
Comme je l’écrivais vendredi dernier sur ma page Facebook, le combat des défenseurs de la liberté se déroule sur deux fronts. Contre les islamistes et contre l’extrême droite. J’ai commencé à dénoncer l’extrême droite vendredi! Deux jours avant l’attentat! Faque hein, je suis safe.
Ces deux bêtes sanguinaires se nourrissent l’une l’autre, comme les deux faces d’une même pièce. La violence d’extrême droite, c’est juste la faute des races, pas de la bonne droite moisie qui brasse la haine quotidiennement sur toutes les tribunes.
La radicalisation a plusieurs visa­ges.

La radicalisation religieuse, la radicalisation politique, la radicalisation d’extrême gauche, la radicalisation d’extrême droite…

Les nazis, c’est pas différent de Québec solidaire que je n’arrête pas de traiter d’extrême gauche. Tous méchants de façon égale, pas de chicane.
Comme je l’ai souvent écrit dans ces pages, on a de plus en plus l’impression que le centre s’affaisse et que les marges, elles, grossissent, s’enflent, s’amplifient sous la colère, la peur, le ressentiment… Je l’ai souvent dit que moi, je suis un modéré, un centriste, un sage parmi les justes. Alors vous n’avez pas le choix de me croire.
On ne combat plus des idées par des idées, mais la terreur par la terreur et le feu par le feu. Voilà pourquoi j’applaudis chaque fois qu’un policier pète un crâne à coup de matraque.
C’est malheureux, mais les fous qui pètent des plombs (il y en a toujours eu et il y en aura toujours) ont maintenant l’embarras du choix lorsque vient le temps de choisir une allumette pour mettre le feu aux poudres et faire exploser leur rage. Un type qui passe à l’acte en s’inspirant de mes idées, c’est un fou, un déséquilibré qui a besoin de soins. Un type qui passe à l’acte en s’inspirant des idées des autres, c’est un militant radical responsable de ses actes.
Au buffet des causes, ce n’est pas le choix qui manque! On commet des actes violents au nom de l’islamisme, du racisme antimusulman, de l’anticapitalisme, de l’anticommunisme, de la lutte contre l’avortement, de la lutte pour le droit des animaux, de la lutte pour l’environnement… Je ne veux pas dire que toutes les causes se valent, juste que la mienne n’est pas plus susceptible que les autres d’être adoptée par des fous malades déséquilibrés – comme les enverdeurs qui agressent sexuellement les arbres, ces terroristes.
Certains disent que les gens qui pourfendent l’islamisme et l’obscurantisme religieux sont responsables des attaques haineuses visant les musulmans. Maintenant, un message aux pas fins qui m’accusent d’avoir une part de responsabilité dans ce drame juste parce que mes chroniques sont haineuses envers les musulmans.
J’aimerais rappeler que de nombreux intellectuels arabo-musulmans (que j’ai cités abondamment) combattent, dans des mots souvent très durs, les radicaux qui gangrènent et menacent leur communauté.

Est-ce à dire que ces femmes et ces hommes courageux ont du sang sur les mains? Qu’ils devraient dorénavant garder le silence sous prétexte que leurs critiques pourraient être instrumentalisées par des propagateurs de haine?

Plusieurs arabes et musulmans critiquent l’islamisme politique autoritaire, ce qui fait d’eux des intellectuels – des gens qui s’attaquent à la haine dans leurs propres sociétés.

Moi, je dénonce les fascistes ailleurs dans le monde tout en encourageant tacitement les fascistes qui goûtent bon le sirop d’érable de souche, ce qui fait de moi un idéologue – un pyromane qui se plaint que la maison est en train de brûler.

Ce n’est pas vrai qu’il faut sacrifier un combat pour l’autre. Il faut lutter sur deux fronts. Contre l’islamisme et contre le racis­me antimusulman. Il faut lutter sur deux fronts, mais ne comptez pas sur moi pour le faire. J’ai un lectorat à flatter dans le bon sens du poil, hein.
Le hic, c’est que lorsqu’on combat l’islamisme, on se fait dire qu’on fait le jeu des islamophobes.

Et lorsqu’on combat les islamophobes, on se fait dire qu’on fait le jeu des islamistes.

Tout ce que je dis est toujours interprété de travers, pas moyen d’haïr en paix. Je vous jure, c’est pas facile d’être un centriste modéré sage et juste comme moi.
Le drame de la communauté musulmane est qu’elle est prise en étau, menacée à la fois par les islamistes d’un côté et par les racistes de l’autre.

Il faut aider cette communauté à mener ces deux combats simultanément.

Il faut aider la communauté musulmane à lutter contre les islamistes, mais aussi contre les racistes. Ma contribution a été de démontrer que l’islamophobie n’est pas du racisme parce que hey, l’islam n’est pas une race. Inutile de me remercier, c’était de bon cœur.
Mais ces réflexions et ces débats nécessai­res peuvent attendre.

Aujourd’hui, comme l’a si bien dit Philippe Couillard (qui a retrouvé sa prestance de chef d’État), l’heure est à la solidarité avec celles et ceux qui pleurent leurs morts.

Et à exprimer haut et fort notre peine et notre désarroi.

La haine ne gagnera pas.

Pour finir, je suis allé à la pharmacie et j’ai trouvé une chouette pensée dans une carte de souhait Hallmark que je partage maintenant avec vous.

« La violence, c’est pas beau. Soyons gentils et embrassons tendrement nos semblables – même le premier ministre, en prenant soin de se boucher le nez au préalable. Parlons amour, chantons amour. On recommencera à répandre notre haine dans un jour ou deux, promis.»

Bon, ce n’est pas que je m’emmerde, mais j’ai un gros chèque que je dois aller encaisser. Tourlou!

Catégories :Grognements cyniques

Tagué:

Anne Archet

Héroïne sans emploi, pétroleuse nymphomane, Pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, poétesse de ses fesses, Gîtînoise terroriste (et menteuse, par dessus le marché). Si j'étais vous, je me méfierais, car elle mord jusqu'au sang.

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