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Sirventès de la responsabilité

Prison

Qui est à blâmer
Quand une prisonnière se suicide?

Sachant que les conditions carcérales
Sont horribles et inhumaines
Sachant que les prisons sont créées
Pour punir et faire souffrir
Pour causer anxiété isolation
Solitude et désespoir

Qui est responsable de sa mort?

Est-ce la prisonnière elle-même
Épuisée, vidée de toute substance,
Incapable d’imaginer
Et encore moins de supporter
De vivre un autre moment dans cet abysse
Sans issue dans lequel elle est plongée ?

Est-ce les geôliers
Embauchés et payés
Pour isoler et torturer
Humilier et déshumaniser
Parce que ce sont les ordres
Parce qu’il faut gagner sa croûte ?

Est-ce les architectes et les ingénieurs
Qui ont conçu et bâti ce monstre
Où chaque mûr et chaque barreau
Chaque espace a été pensé
En fonction de son utilité
À éviscérer les individus ?

Est-ce les politiciens
Qui financent et entretiennent cet enfer
Et qui promulguent les lois paranoïaques
Appliquées sans états d’âme par ce juge
Qui a volé la vie de la condamnée
Avant qu’elle ne se l’enlève elle-même ?

Est-ce la classe sociale
Qui a créé la propriété
Le gouvernement les tribunaux
La police et les prisons
Et s’en sert pour ses propres intérêts
En écrasant tout sur son passage ?

Est-ce vous — oui, vous qui lisez
Trop heureuses que la prison existe
Que soient punis les méchants
Weirdos déviants pervers voleurs
Qu’ils soient placés hors de votre vue
Et que justice – qui n’est apparence – soit faite ?

Ou alors est-ce moi, tout simplement
Qui vis dans ce monde-prison
Et qui chaque matin se contente
De traîner mes chaînes sur le sol
Dans l’espoir chimérique
Que l’usure les briseront ?

 

Catégories :Crise de larmes Pétage de coche

Tagué:

Anne Archet

Héroïne sans emploi, pétroleuse nymphomane, Pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, poétesse de ses fesses, Gîtînoise terroriste (et menteuse, par dessus le marché). Si j'étais vous, je me méfierais, car elle mord jusqu'au sang.

2 réponses

  1. Tu m’as libéré de bien des barrières mentales même si je n’ai toujours pas les idées assez claires pour entrer pleinement en conflit contre ce monde et ses valeurs, en paroles et en actes, j’ai seulement l’impression de fuir, de fuir et m’isolé, comme une liberté acquise mais impossible à partager. J’ai encore bien des murs intérieurs à détruire et cette peur de la confrontation, imbibé encore je le sent de tant de confusions. Je ne sais si ces mots parviendront à tes yeux, mais le seul fait d’y penser me pousse à les écrire. Je vois peu de tes écrits qui portent sur la création et sur la puissance des enfants. J’aimerai brûler, détruire, caresser, jouer, jouir, parler, crier, chanter, créer, danser. La construction de mon désir entrave ma plénitude, je dois me battre, je ne sais que faire mais tes écrits impulsent en moi de la matière à combattre et me combattre. https://www.youtube.com/watch?v=9Zaqgi6qmg0&nohtml5=False

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