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Sirventès du néant

«Je n’ai fondé ma cause
sur rien»
Mais aussi:
Ma poésie
Mes amours
Mes luttes
Ma vie

L’univers n’a ni sens
Ni but
Ni morale
C’est un abysse
Un puits sans fond
Un vortex menant
Tout droit vers le néant

Le sens que je lui donne
Est fugace
changeant
Sans espoir
Sans considération
Pour un quelconque
Futur

Je plonge dans le vide
Les yeux grands ouverts
Sautillante
Valsante
Joyeuse
Sans peur
Sans regrets

Mais mes amants
Sont peu nombreux
Car la plupart sont recroquevillés
Sous l’édredon de la foi
La tête enfouie
Dans l’oreiller
De l’idéologie

La plupart convaincus
Qu’ils ne tombent pas
Que le sol est compact
Sous leurs pieds
Que Dieu, la science
Marx, l’identité, l’anarchie
Guident leurs pas

Tous ces fantômes
Sont des assises mentales
Or, dans l’abysse
Toutes les assises
Sont en réalité
de froids planchers
De prison

Quand les fondations
Disparaissent
Choir
Devient un autre mot
Pour s’envoler
Pour s’embraser
Dans l’ivresse

Nous qui tombons
Et en jouissons en riant
Les larmes aux yeux
Nous scintillons
Insaisissables
Magnifiques
Enfin libres

Catégories :Crise de larmes

Tagué:

Anne Archet

Héroïne sans emploi, pétroleuse nymphomane, Pr0nographe lubrique, anarcho-verbicruciste, poétesse de ses fesses, Gîtînoise terroriste (et menteuse, par dessus le marché). Si j'étais vous, je me méfierais, car elle mord jusqu'au sang.

37 réponses

  1. Bonne année, ma pauvre Anne Archet! Toujours aussi naïve, toujours aussi profondément croyante, toujours aussi profondément immodeste qu’en 2012, 2011, 2010, 2009, etc. Et vous vous croyez libre, vraiment, à tourner comme une girouette dans le cercle vicieux de vos raisonnements? Sincèrement il y a de la beauté, oui, une grande et profonde beauté, c’est-à-dire une grande et profonde vérité involontaire, dans l’acharnement pathétique avec lequel vous persistez à vous affranchir de tout (c’est-à-dire de rien) dans un monde où le désir d’affranchissement est devenu, je pèse mes mots, notre toute dernière prison. Je vous souhaite, pour 2012, de faire un tout petit pas de côté et de comprendre que la vie, la force, la vitalité ne sont pas où vous croyez les trouver. Méditez un peu ceci: vous désirez secrètement mais sincèrement faire gonfler votre moi jusqu’à ce qu’il se confonde avec l’immensité de l’univers; mais en réalité vous ne faites que ramener l’univers à la petitesse de votre « moi ». Vous êtes aussi naïve que vos amants, croyez-moi.

  2. Vous plaisantez, chère Anne? Je suis allé voir et j’ai tout de suite eu l’impression, au contraire, d’être en terrain anarchiste, parmi des gens qui pourraient vous lire (en passant, vos lecteurs sont moins nombreux et moins intelligents qu’en 2007, il me semble; vous méritez mieux). Je ne suis pas allé au fond des choses, mais à première vue je n’ai aucune affinité avec ces vertueux déconstructeurs. Peut-être fallait-il lire votre commentaire à l’envers? Vous chercheriez à m’envoyer ailleurs voir si vous y êtes, histoire que je trouve d’autres anarchistes à importuner? Je veux bien, mais je serais déçu; ces hors-d’oeuvres ont à première vue moins de panache et moins d’humour que vous. Par ailleurs, si vraiment vous pensez, pour quelque raison mystérieuse, que je puisse être séduit par la pose de ces gens-là, expliquez-moi pourquoi, je vous prie; nous mettrons peut-être le doigt sur un malentendu qu’il serait temps de dissiper.

  3. Ils correspondent pourtant aux adversaires idéologiques de vos fantasmes. En prime, ils sont pinailleurs, aiment débattre virilement et surtout, adorent asséner leur vérité continuellement, sur le moindre sujet, sans jamais douter ne serait-ce qu’une seule seconde. Des moulins à vent à votre mesure, quoi.

  4. Ah bon, je comprends! Me voilà rassuré; j’ai cru un instant que vous pensiez m’envoyer vers des gens qui me ressemblaient. Je vous avoue bien candidement qu’entre les mille nuances de l’anarchisme, je m’y perds parfois. Mais je persiste et je signe; depuis le modeste poste d’observation que j’ai choisi, et qui n’a rien d’énigmatique ni d’ésotérique (lisez le grand Chesterton; il a tout dit) ces nuances n’ont aucune importance. Vous avez beau vous en défendre, je vous assure que vous êtes exactement dans la même case que ces mangeurs de petits fours…
    Bien amicalement vôtre,
    Yannick alias Professeur Y

  5. Bonjour Madame Archet,
    Je vous souhaite une bonne année 2013, pleine de joie et de bonheur, de plaisir(s), d’amants/d’amantes en pagaille, à la queue-leu-leu, dans tous les sens, aux meilleurs endroits et dans les meilleures positions.
    Hop là!

  6. Ce qui est vraiment pénible avec les gens comme Professeur Y, c’est leur manière de faire la leçon aux autres, de se croire plus malin uniquement parce qu’ils sont des manieurs de mots très habiles. Ce n’est pas en sortant de jolies phrases que vous cacherez votre discours plein de mépris.

  7. On s’en fout de Professeur Y, c’est un vieux screugneugneu (je pèse mes mots) qui fait que critiquer dès qu’on s’amuse, qui prend tout au sérieux et qui rabougre en se tirant les cheveux, alors que ça sert à rien de s’énerver : si on veut pas qu’il ait raison il aura tort -et voilà tout.

  8. @ Endehors; je suis d’accord qu’il faut chercher ce qu’il y a au-delà des belles phrases; mais il faut aussi chercher ce qu’il y a au-delà de ce qui vous semble être du mépris. Il y a dans ce que je dis, que ça vous plaise ou non, une réelle substance.

    @ David Gendron; je veux dire simplement que l’anticonformisme est devenu le conformisme le plus plat, que la « subversion » dont les cégepiens, les chroniqueurs, les écrivains, les journalistes et les blogueuses se gargarisent est devenue un ordre des choses indépassable, que personne aujourd’hui n’est investi d’une autorité plus contraignante et plus intouchable que les anarchistes de tout poil qui prétendent s’attaquer à l’autorité dans son principe même, bref que nous vivons dans un monde d’apparences et de simulacres où les choses sont le contraire de ce qu’elles semblent être. Le « printemps québécois » a été l’expression la plus pure, la plus exacte, la plus achevée – mais évidemment la moins comprise – de la société capitaliste. Dans ces conditions, de quoi pourrait-on encore vouloir s’affranchir?

    @ l’Eunuque; vos « arguments », votre « réflexion », votre « propos » ne sont pas à la hauteur, et vous le savez fort bien.

  9. L’anticonformisme, c’est le conformisme.
    La révolte, c’est la soumission.
    Pour s’affranchir, il faut obéir.
    Les bourreaux sont des victimes.
    Faire des nuances, c’est s’empêcher de réfléchir.
    Les anarchistes sont investis d’autorité contraignante et intouchable. (mucho lulz)

    Il ne manque plus que:
    La guerre c’est la paix.
    La liberté c’est l’esclavage.
    L’ignorance c’est la force.

    Ou encore:
    La neige est bouillante.
    Nous sommes le 31 février 2019.
    La terre est orange comme un bleuet.

  10. A la hauteur de quoi, Prof? De vos « ma chèère Anne, vous êtes si naïïve, écoutez-Moii, Moi j’ai raisoon »?
    Votre purée c’est de la merde; je vous la laisse.

  11. Chère Anne,
    C’est vous qui vous payez de mots en croyant m’en faire le reproche. Contrairement à ce que vous semblez croire ce que je dis ne se réduit pas à de simples pirouettes rhétoriques; au contraire c’est tout ce qu’il y a de plus simple, de plus concret, de plus existentiel Il suffit à vrai dire de faire un pas de côté pour le voir et le sentir; mais encore faut-il le vouloir.

    @ l’Eunuque; votre aigreur déborde, ce n’est pas joli à voir.

  12. Eh oui… Vous visez juste avec ce calembour, par ailleurs bien mauvais. Les noms du père. Voilà le noeud de l’affaire. Nous vivons dans un monde sans pères, donc un monde hystérique, un monde qui a perdu le sens des limites et des nécessités, un monde évaporé dans les prestiges d’une transgression qui n’a plus rien à transgresser. Le bien nommé Eunuque devrait en savoir quelque chose.

  13. «nous vivons dans un monde d’apparences et de simulacres où les choses sont le contraire de ce qu’elles semblent être»

    Tout à fait et vous en êtes la preuve vivante, monsieur Y. Vous vous présentez ici comme un grand penseur, alors que nous savons tous ici que vous êtes un parfait imbécile. Vous n’êtes qu’un vulgaire troll qui se présente sous les habits de la haute Culture. Si au moins vous étiez drôle, on pourrait vous le pardonner.

    Le problème ici n’est pas mon aigreur que mon début de mal de tête. Et je n’ai pas d’aspirine dans mon logis.

  14. «Le problème ici n’est pas mon aigreur que mon début de mal de tête. Et je n’ai pas d’aspirine dans mon logis.»

    Il faut lire ici «Le problème ici n’est pas tant mon aigreur que mon début de mal de tête.». Vous êtes tellement chiant monsieur Y que vous auriez sûrement relevé ce point, ne serait-ce que pour éviter de parler du fond des choses, c’est-à-dire de votre médiocrité que vous saupoudrez de sucre.

  15. @ Bakouchaïev; s’il existe quelque part un « fond de choses », ce n’est pas sur vous qu’il faut compter pour le déterrer, puisque vous ne faites que vomir de fades insultes. Relisez les derniers posts et vous verrez bien que c’est moi qui tente de soulever de vrais problèmes et de susciter une vraie discussion, ce qui est devenu impossible.

    La liberté des anarchistes est étrangement sectaire; il faut penser comme le troupeau, sinon on est médiocre, chiant, imbécile et tout le reste. Pour la recherche sincère de la vérité, on repassera; car comme le disait l’impayable Eunuque à mon sujet: « si on veut pas qu’il ait raison il aura tort – et voilà tout ». Voilà tout, en effet.

    Décidément, chère Anne, le niveau baisse. Quand je venais sur ton blogue en 2007 je n’étais pas moins provocant ni moins « baveux » qu’aujourd’hui, mais mes commentaires m’attiraient autre chose que des insultes. Au bout du compte ça n’allait pas bien loin, c’était après tout pour s’amuser, mais au moins on discutait, on argumentait, on se répondait à coups d’idées et de références. À ta décharge, ce n’est pas seulement sur ce blogue que j’observe ce triste déclin; c’est le climat social et politique en général qui ne cesse de se détériorer.

  16. « …médiocre, chiant, imbécile et tout le reste… » vous êtes surtout un vieux prof réac qui s’émeut de la ruine inexorable de ses valeurs foireuses, et de la perte de vitesse de son mode de raisonnement pseudo-rationnel -mais en fait très partiel (occidental/blanc/chrétien, bourgeois, phallocrate, moraliste, sanitaire…) -et sommes toutes catastrophique.
    Vous vous alarmez de la fin d’un « monde » qui n’a plus lieu d’exister, vous êtes en train de vous noyer avec votre monde merdique, dont personne n’a plus rien à foutre (et moi je trouve ça à peu près « normal »)… Dites : « glou-glou »… ahaha!

  17. @Professeur Y

    « je veux dire simplement que l’anticonformisme est devenu le conformisme le plus plat, que la « subversion » dont les cégepiens, les chroniqueurs, les écrivains, les journalistes et les blogueuses se gargarisent est devenue un ordre des choses indépassable »

    C’est possible, mais je ne vois pas en quoi c’est lié à Anne Archet. Au contraire, elle est probablement l’anarchiste qui critique le plus les anarchistes.

    « que personne aujourd’hui n’est investi d’une autorité plus contraignante et plus intouchable que les anarchistes de tout poil qui prétendent s’attaquer à l’autorité dans son principe même »

    Personne? Vous oubliez Jean Charest. Dois-je vous en nommer d’autres pour vous convaincre de votre erreur?

    « bref que nous vivons dans un monde d’apparences et de simulacres où les choses sont le contraire de ce qu’elles semblent être. »

    C’était déjà le cas avant.

    « Le « printemps québécois » a été l’expression la plus pure, la plus exacte, la plus achevée – mais évidemment la moins comprise – de la société capitaliste. »

    C’est possible, mais il ne faut blâmer les anarchistes pour ça.

    « Dans ces conditions, de quoi pourrait-on encore vouloir s’affranchir? »

    Du capitalisme qui est la source de ce monde d’apparences et de simulacre, justement!

  18. « À ta décharge, ce n’est pas seulement sur ce blogue que j’observe ce triste déclin; c’est le climat social et politique en général qui ne cesse de se détériorer. »

    Et d’après vous, qui ou quelle idéologie a amorcé ces hostilités?

  19. @ David Gendron, je vous réponds dans l’ordre:

    Sur l’anti-anarchisme d’Anne Archet; le fait qu’elle critique les anarchistes est superficiel et n’altère en rien son goût morbide pour la désobéissance en tant que telle; au contraire, cette dérobade infinie est tout à fait conforme à l’esprit anarchiste, surtout en des temps comme le nôtre. Désoeuvré de n’avoir pas d’adversaire véritable en face de lui, l’anarchiste en est bien évidemment réduit à se mordre la queue.

    Sur l’autorité; Jean Charest n’a jamais eu la moindre autorité; il avait du pouvoir, ce qui n’est pas du tout la même chose. Il faut connaître le sens des mots, en lisant par exemple Hannah Arendt (« Qu’est-ce que l’autorité? »)

    Sur les simulacres de notre temps; ne jouons pas avec les mots. Il est facile d’étendre le sens du mot « simulacre » pour lui faire désigner quelque chose qui a toujours existé, mais vous savez que je parle de cette forme particulière d’illusion qui consiste à croire qu’on est subversif alors même qu’on incarne l’air du temps, l’ordre des choses et la société capitaliste elle-même; celle-ci est beaucoup plus retorse, intelligente, insaisissable et sentimentale qu’on le croit.

    Sur l’anarchisme comme expression de la société capitaliste; bien sûr qu’il faut blâmer les anarchistes, non pas bien entendu parce qu’ils font exprès de consolider les bases de la société capitaliste, mais au contraire parce qu’ils le font sans s’en rendre compte; c’est leur innocence même qui est coupable.

    Sur le besoin de s’affranchir du capitalisme; bien d’accord, mais pour le remplacer par quoi? Il ne suffit pas, pour faire disparaître les simulacres, d’abattre des cloisons et de chanter tous en choeur; c’est la chanson elle-même qui est aujourd’hui le simulacre.

    Quant à savoir qui est responsable de la détérioration du climat politique; c’est la vertu, le manichéisme, l’innocence simplificatrice qui partage le monde entre les bons et les méchants. Une fois qu’on a identifié le méchant, à quoi bon discuter?

  20. « Nous vivons dans un monde sans pères, donc un monde hystérique, un monde qui a perdu le sens des limites et des nécessités »

    C’était tellement merveilleux dans le bon vieux temps, n’est-ce pas?

    « un monde évaporé dans les prestiges d’une transgression qui n’a plus rien à transgresser. »

    Votre manque d’imagination est navrant…

  21. @ Anne Archet: qui sait ce qu’est l’anarchisme dès lors que l’anarchiste emploie toute son énergie à ne pas se laisser définir? La réponse est pourtant plus simple et moins paradoxale qu’il n’y paraît; l’anarchisme est cette dérobade même.

    @ David Gendron; à certains égards oui, bien sûr, c’était mieux avant; vous en doutez? Quant à la transgression… Ceux qui manquent d’imagination sont justement ceux qui n’ont rien de mieux à proposer, en guise de transgression, que de faire la fête. Ayoye! Faire la fête! En 2013! Le monde va basculer, c’est certain! Et le capitalisme sera vaincu! Vous confondez le manque d’imagination et le sens du réel.

  22. @ Anne Archet; j’y suis allé et n’ai rien appris d’essentiel. Or c’est précisément sur l’essentiel, à savoir votre conception naïve de la liberté, que porte mon désaccord.

  23. Prof Y, force est d’admettre que l’on a pas atteint le stade de l’anarchie. Dans ces conditions je comprends mal votre insistance à reprocher aux anarchistes de toujours être anarchistes.

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